Detachment – Esprits Rebelles avec Droopy et une très jeune prostituée

detachment_aff_finale.inddEsprits rebelles, La journée de la jupe, Entre les murs, Half Nelson et j’en passe. Les films de profs sont légion. Et pour moi, ils se ressemblent un peu tous et se mélangent dans un gloubi-boulga indigeste et jamais très bon. Et Detachment n’échappe pas à la règle, bien au contraire.

Henry Barthes est un professeur remplaçant qui se veut détaché et peu engagé émotionnellement. En un mot, il est tout sauf un idéaliste. Et bien évidemment, il a un passé difficile – vous comprenez, si le personnage n’a pas un passé torturé, ce n’est pas drôle. Ce charmant professeur blasé est donc débarqué pendant un mois dans un lycée new-yorkais très difficile. Là, Henry va devoir arrêter de prendre ses distances – il va dans le désordre, sauver une petite prostituée de sa vie de misère, donner le goût d’apprendre à une classe d’élèves à problème et va comprendre qu’on ne peut pas sauver tout le monde. Y’a aussi d’autres professeurs dans le lycée, mais nous sommes en juillet et comme j’ai vu le film en janvier, honnêtement je sais plus trop à quoi ils servent.

3Je ne sais pas ce qui m’a le plus énervée dans ce film. Je pense que c’est d’abord la tête de Droopy dépressif qu’arbore Adrian Brody durant la totalité du film. D’ordinaire très bon acteur – il suffit de voir le Pianiste ou même Predator pour s’en convaincre -, ici notre ami Adrian garde le même regard triste de chien battu dans toutes les scènes du film. Qu’il mange, donne un cours, parle à ses collègues, assiste au suicide d’une élève, se fâche contre la petite prostituée, ou fasse des claquettes, Adrian semble ici au bord de l’overdose de Prozac.

detachment-de-tony-kaye-10600192wdwalAutre chose profondément exaspérante dans ce film : le nombre infini de clichés utilisés. La gothique rondouillarde suicidaire mal dans sa peau qui tombe amoureuse de son prof, la jeune prostituée en manque d’amour qui finira par être sauvée pas le héros, les enseignants au bout du rouleau qui font de leur mieux mais sont dépassés par des élèves réfractaires, le héros traumatisé par une enfance bercée par la violence qui finira par pardonner, tous les stéréotypes de la misère du monde sont dans Detachment. Le tout fait preuve d’un manque d’originalité des plus ahurissants.

DetachmentEt si à ce stade là je n’avais pas déjà envie de hurler, la réalisation de Tony Kaye m’aurait provoquée une réaction fortement similaire. Vous ne connaissez pas Tony Kaye ? Mais si c’est celui qui a fait American History X ! Depuis il en a fait d’autres mais personne ne les a vu. Dans Detachment, Tony Kaye nous propose une réalisation clipesque horripilante et sans imagination.

movies_detachment_8Le seul qui dans le film réussit à sortir la tête de cette mélasse dépressive c’est James Caan. En effet, l’acteur peut se targuer d’avoir dans ses quelques minutes de présence à l’écran des répliques truculentes.

Conclusion : si un jour vous vous sentez trop heureux, regardez Detachment.

Sans titre

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