Le Hobbit – Un voyage (pas si) inattendu

l-affiche-americaine-du-film-le-hobbit-un-voyage-inattendu-10771105mkqkmQuand j’ai appris que le Hobbit allait être adapté au cinéma, j’étais drôlement contente. Il faut dire que j’aime beaucoup Tolkien et que les films du Seigneur des anneaux ont un peu bercé mon adolescence. Après la période d’euphorie, il y a eu la période de doute. Certes Peter Jackson a fait un chouette travail mais à la fin, il commençait un peu à partir en cacahouète (oui, je n’ai toujours pas pardonné la mise en avant du personnage de Legolas, personnage le plus chiant de l’histoire du cinéma, à travers des scènes de skates sur armures et trompes d’oliphants). Plus j’en apprenais sur le film, et plus mon inquiétude augmentait : un livre d’une centaine de pages adapté en 3 films de 2h45 ? Vraiment ?

J’ai donc attendu longtemps avant de me décider. La curiosité a fini par l’emporter et c’est ainsi que je me suis retrouvée en ce matin de janvier dans la salle de cinéma.

le-hobbit-bilbo_1_jpg_500x630_q95Très vite, on retrouve l’ambiance « fantasy » du seigneur des anneaux. Mais déjà, on a un peu le sentiment que l’histoire tarde à démarrer. On se traine un peu : la mise en place est longue, et au final on peut remettre en question son utilité. Puis après 30 minutes, soulagement, l’action commence. Et on part sur la route en compagnie de Bilbo et les 13 nains (et le magicien). Mais bien vite, l’engouement retombe et les longueurs réapparaissent. Peter Jackson a cru bon de rajouter des détails peu nécessaires, un grand méchant somme toute pas réellement nécessaire et des tas d’autres détails qui bien que contribuant à l’atmosphère générale alourdissent considérablement le film. Mais la chose la plus choquante – autre le fait que les traducteurs VF ont du s’amuser en appelant le personnage principal Thorin Ecu de Chêne – c’est que certains moments semblent tout droit sortis du seigneur des anneaux. Des fois il m’arrivait même de me demander si je ne m’étais pas trompée de salle.  Fondcombe, la marche dans les collines filmées exactement de la même façon que dans la première trilogie et surtout le passage dans la montagne, où la similitude est tellement flagrante qu’on a du mal à y croire.

bilbo-le-hobbit-1_jpg_500x630_q95Alors oui, c’est mignon, y’a des jolis paysages, des personnages qui font rire (un duo nain, sortes de Merry et Pippin dotés d’armes), un héros beau brun et ténébreux (Aragorn version naine en quelque sorte), des scènes de bastons et des méchants vraiment pas beaux. Mon problème : si je voulais revoir le Seigneur des Anneaux, des coupes de cheveux aberrantes en plus, j’aurais pris mon lecteur dvd et regardé le Seigneur des Anneaux en imaginant à quoi les cheveux de Legolas pourraient ressembler si ce dernier mettait les doigts dans une prise de courant. En voulant reprendre la recette miracle de sa trilogie, Peter Jackson a oublié une chose : Bilbo le Hobbit n’est pas un Seigneur des Anneaux version nain, c’est une histoire bien différente qui aurait donc mérité un traitement différent.

En résumé, si vous voulez vous faire un shoot de nostalgie et que vous avez du temps devant vous, allez voir le Hobbit. Mais si vous vous êtes ennuyés dans la version courte du Seigneur des Anneaux, faîtes vous une faveur et lisez plutôt le livre.

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