Gangster Squad – Une tuerie efficace

gs_120x160.inddLos Angeles, 1949. Mickey Cohen est un parrain impitoyable de la mafia qui dirige la ville d’une poigne de fer. Peu sont ceux qui osent lui tenir tête et parmi eux, les membres d’une petite brigade officieuse de la LAPD dirigée par le Sergent John O’Mara.

Un pitch efficace et classique qui, contrairement à beaucoup de films récents, tient ses promesses. Gangster Squad est un excellent divertissement, qui se laisse regarder d’une traite.

Certes, certains pourront dire que venant de Ruben Fleischer, le réalisateur de l’excellent Bienvenue à Zombieland, Gangster Squad est une déception. Il est vrai que le film n’est en aucun cas une refonte du film de gangster des années 40 et ne renouvelle pas le genre. Il n’apporte aucune révolution cinématographique. Mais honnêtement, je pense qu’ici Ruben a juste essayé de faire un film énergique et plaisant à regarder. Il sait néanmoins distiller quelques doses bienvenues de second degrés, comme lors d’une scène d’évasion aussi improbable que brillante.

Gangster-Squad1Le casting est bien plus que correct. Emma Stone est fantastique en femme fatale aux lèvres rouges et à la chevelure de feu. Josh Brolin est brut de décoffrage en sergent incorruptible – et même si on peut trouver que de façon générale, Josh Brolin est un acteur limité, on ne peut qu’apprécier son jeu simpliste et primitif qui colle parfaitement au rôle. Giovianni Ribisi est magnifique – comme d’habitude. Michael Pena et Anthony Mackie sont également des seconds rôles plus qu’à la hauteur et savent rendre leurs personnages drôles et émouvants ! Ryan Gosling nous sort une chouette performance – même si la voix qui mue qu’il adopte dans ce film (pour une raison mystérieuse et difficilement justifiable) le fait tomber de son statut de sex-symbol aux yeux de toute personne ayant dépassée la puberté. Sean Penn lui en fait des tonnes. Il sur-joue comme si sa vie en dépendait : une mimique par-ci, une grimace par là. Mais bon, au final ça colle pas trop mal avec le rôle du gangster complètement mégalomane donc on pardonne à Sean.

L’image est soignée, avec une esthétique glacée qui rappelle par certain côté celle qu’on pourrait voir dans un jeu vidéo de qualité. La photographie sublime met en valeur les vapeurs de cigarettes et les fusillades à l’ancienne.

Les dialogues sont bien écrits et dynamiques. Certaines répliques sont fines et extrêmement bien trouvées (même si l’on peut reprocher à la bande annonce de presque toutes les déflorer gâchant ainsi l’effet de surprise pour le spectateur).

GANGSTER SQUADAlors certes, Gangster Squad ne casse pas 3 pattes à un canard – mais diantre que ça fait du bien de prendre son pied devant un film dynamique, soigné où l’esthétique n’est jamais négligée et surtout devant lequel on n’a pas l’envie irrésistible de prendre sa montre à son cou.

Moi je dis, Hourra pour Ruben Fleisher !

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