Infiltré – Ou le plaisir de voir The Rock se faire casser la figure et de retrouver l’excellent Barry Pepper

InfiltréIl y a ce genre de films dont tu ne sais absolument rien : tu vois l’affiche mais jamais tu n’as lu un résumé ou vu une bande-annonce à son sujet. Infiltré, pour moi, rentrait dans cette catégorie : une affiche dans le style du Dernier Rempart avec un Dwayne – The Rock – Johnson plus baraqué que jamais.

Et pourtant, contrairement à ce qu’on aurait pu penser, Infiltré a un scénario. John Matthews, un chef d’entreprise et père de famille, voit son quotidien bouleversé lorsque son fils Jason, est arrêté en possession d’une grande quantité de drogue, ce qui aux yeux de la loi, le place comme un dealer. A cause de la loi des peines planchers en action aux États-Unis, le jeune homme encourt 10 ans de prison au minimum, sauf si il dénonce d’autres dealers ou trafiquants. Problème : la drogue n’était pas à Jason mais à un de ses amis et Jason ne peut donc dénoncer personne. John Matthews, ne pouvant tolérer de laisser son fils croupir en prison, passe un marché risqué avec le procureur et s’infiltre dans un cartel de la drogue afin d’en faire tomber les pontes et ainsi de libérer son fils.

20469325.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxSoyons honnête, Infiltré est loin d’être un chef d’œuvre de complexité et de réflexion. C’est basique, mais efficace, pas vraiment surprenant mais suffisamment bien construit pour nous piéger de ça de là. Et pour moi, ignare en terme de peines planchers, ça a également été l’occasion de découvrir cette « merveille » du système judiciaire. Mais le scénario n’est pas ce qui vous fera apprécier le film.

SNITCH-Image-02L’un des moments où j’ai compris qu’Infiltré et moi, on allait être copains, c’est quand Dwayne Johnson se fait tabasser comme une mauviette par des petites frappes. Parce qu’avant je m’attendais à voir notre bon vieux catcheur détruire les uns après les autres tous les méchants et les ramener manu militari dans le bureau du procureur, les entasser, et s’assoir dessus en criant « libérez mon fils ». Mais non, ici Dwayne est un homme somme toute très normal – enfin, disons plutôt à 65% normal. Il arrive même à jouer : on découvre un Dwayne capable de transmettre (un peu) des émotions. Et du coup, ça rend heureux – enfin disons que ça t’apporte un généreux 40% de satisfaction.

Snitch_Barry-Pepper_Actor-Enforcer-DEAMais Dwayne n’est pas la vraie raison pour laquelle j’ai apprécié Infiltré. Dès les premières minutes, un personnage, avec une barbichette improbable, apparait. Sa tête me dit vaguement quelque chose, mais de façon très frustrante, cette barbichette m’empêche de le replacer. Et là, bim, révélation : il s’agit du très grand et trop rare sur nos écrans, Barry Pepper. Le Barry de 24heures avant la nuit (ou la 25ème heure) de Spike Lee. Barry qui comme toujours nous livre ici une performance soignée et convaincante.

20469315.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxEt en plus Barry n’est pas seul : il entraîne à sa suite Susan Sarandon, Benjamin Bratt (qui se fait rare sur le grand écran), Jon Bernthal (oui oui, celui de The Walking Dead) et même Harold Perrineau (dans un rôle de 2 minutes) qui tous nous proposent des prestations de grande qualité. Saluons également le jeune Rafi Gavron qui apporte la petite touche émotion du film.

Infiltré n’est certes pas un grand film, mais il se laisse regarder et nous permet de retrouver avec grande joie la petite bouille de Barry – et ça, ça n’a pas de prix.

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4 réponses à “Infiltré – Ou le plaisir de voir The Rock se faire casser la figure et de retrouver l’excellent Barry Pepper

  1. Le même moment qui m’a surpris et qui m’a fait penser que ce ne serait pas le film auquel je m’attendais avec Dwayne Johnson en tête d’affiche. Film sympathique au final qui se laisse regarder des deux yeux (c-à-d pas avec un oeil rivé sur la montre à calculer mentalement à quelle heure ça va finir en prenant en compte la durée de la première partie, la durée du film, et l’estimation du temps qu’on peut gagner sur le générique de fin… oui parfois certains films semblent très long et on trouve le temps de faire tous ces calculs).

  2. Je pense que ce moment est forcément surprenant – vu la stature du Rock et son historique de castagnes cinématographique 🙂
    (Sinon j’adore la description que tu fais du film chiant 😀 c’est tellement ça !!)

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