Sous surveillance – L’important ce n’est pas la chute

120 SOUS SURVEILLANCE.inddRobert Redford, c’est un peu une légende, un acteur magnifique, qui n’avait pas squatté nos écrans depuis un sacré moment – depuis 2007 et Lions et Agneaux en fait.

Avec Sous surveillance, Robert Redford est derrière et devant la caméra. Tout commence en 1969, quand un groupe de militants, le Weather Underground, perpètrent une série d’attentats sur le sol américain afin de dénoncer la guerre du Vietnam. Si certains de ses membres sont arrêtés, d’autres disparaissent. C’est en 2012 que l’une d’entre eux, Sharon Solarz, réapparait et se fait arrêter par le FBI. Cette capture déclenche la curiosité de Ben Schulberg, jeune journaliste, qui voit ici l’opportunité de se faire une place au soleil. Il commence à remuer le passé et va bouleverser la vie de beaucoup de gens, dont celle de Jim Grant, un avocat pas si sans-histoire que ça.

SOUS+SURVEILLANCE+PHOTO4J’avais entendu beaucoup de mal de Sous surveillance. Et malheureusement la majorité des critiques formulées sont justifiées. Le coté thriller du film de Redford est un ratage complet et total. Dès le début, on sait déjà la fin. Du coup, pas de tension, pas de suspens, pas de réel retournement de situation et surtout un petit manque d’intérêt du spectateur par certains moments.  Le film politique à suspens aux tendances un peu paranoïaque avec l’éternel personnage du journaliste fouille-merde n’est pas convainquant une seule seconde.

Soussurveillancephoto1Là où pour moi, le film est vraiment intéressant, c’est dans le traitement de la relation entre les anciens activistes et surtout le rapport qu’ils entretiennent aujourd’hui avec leurs croyances d’hier. C’est parfois subtil, souvent beau et on ne peut que se laisser baigner dans cette atmosphère nostalgique de pertes des illusions et d’apaisement de la fougue de la jeunesse.

On ne peut également qu’approuver le casting quasi sans faille de Sous Surveillance. Les acteurs interprétant les anciens extrémistes sont tous sublimes : Susan Sarandon, Brendan Gleeson, Julie Christie, Chris Cooper, Nick Nolte, Sam Elliott et Richard Jenkins, ils sont tous là, à illuminer le film de leur talent et à enthousiasmer le spectateur qui a le plaisir de voir des visages ridés assumés sans botox et lifting. Tous nous livrent une performance aux petits oignons. En fait les points faibles du casting sont Anna Kendricks qui ne sert un peu à rien et qui ne joue pas hyper bien et Shia LaBeouf qui est aussi énervant qu’une chanson de Psy – mais à sa décharge peut être dû à son personnage.

photo-Sous-surveillance-The-Company-You-Keep-2012-26Au final, Sous Surveillance n’est pas le pire film du siècle et mérite d’être vu pour la ribambelle de stars et l’atmosphère nostalgique qui l’habitent.

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3 réponses à “Sous surveillance – L’important ce n’est pas la chute

  1. Le titre, l’affiche et le début du film laissaient penser qu’on allait voir un thriller et, comme tu le dis, en fait non! Mon sentiment au final est que sous surveillance est un film dispensable. D’autant plus qu’il y avait des films beaucoup plus intéressants sortis depuis.

      • Oui mais même temps, on ne peut pas savoir sans avoir vu le film… sauf parfois si je traîne des pieds pour aller voir un film qui me tente moins et que je lis ta critique sur ton blog.

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