La Grande Bellezza – L’ennui et le néant, ou comment perdre 2h20 de sa vie

AFFICHE-LA-GRANDE-BELLEZZAEn compétition officielle au Festival de Cannes, la Grande Bellezza était donc sur ma liste de films à voir.

Dans la grande ville de Rome, fêtes et soirées battent leur plein et font se croiser politiciens, journalistes, criminels, nobles à louer, artistes, pseudo-intellectuels et hommes d’église. Au milieu de tout ceci, se trouve Jep Gambardella, 65 ans, journaliste et écrivain d’un roman unique. Il assiste à ce défilé de bêtises, de décadence, de déprime et de vide et commence à se demander si cette vie est réellement pour lui et si le bonheur n’est pas à trouver ailleurs que dans cette atonie morale.

la_grande_bellezza-64701633Jamais je n’aurais cru qu’il était possible de s’ennuyer autant pendant un film. Durant les 15 premières minutes, on se demande un peu ce qui se passe devant nos yeux, quand est-ce que l’histoire va enfin commencer et le scénario se mettre en route. Le film de 2h20 repose en effet sur un scénario de court métrage que l’on aurait étiré en longueur à la manière d’un élastique. Difficile alors de rester éveillé et de s’intéresser à ce personnage aussi vide et creux que le cerveau d’un candidat de téléréalité.

phpThumb_generated_thumbnailjpgAlors d’accord, le film tente de critiquer le vide, la superficialité et l’hypocrisie d’une certaine frange de la société mais ceci reste au final peu efficace. L’insipidité et la vacuité du scénario, la superficialité crasse et immonde de l’histoire racontée, il n’y a rien à sauver dans ce film. On en vient juste à prier pour qu’un monstre gigantesque du type Godzilla intervienne et massacre tout ce «beau» monde et permette enfin à notre cerveau de sortir de son hibernation.

C’est profondément mauvais et la beauté de certaines images est complètement engloutie par la laideur manifeste du reste du métrage.

la-grande-bellezza-toni-servilloJe crois n’avoir jamais autant baillé dans un film de toute ma vie – Somewhere de Sofia Coppola m’avait également ennuyé à mourir mais le métrage avait au moins la décence de ne durer qu’ 1h30, là où le Paolo Sorrentino s’étale sur 2h20.

Une torture qui rentre directement dans le top 3 des pires films de 2013 !

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