Le match Brésil – Espagne – Finale de la Coupe des Confédérations 2013

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Honte à moi, mais je n’ai pas (du tout) suivi la Coupe des Confédérations. Alors je me suis dit que j’allais me rattraper et regarder la finale. Une finale pas piquée des vers puisqu’elle oppose le (grand) Brésil aux champions du monde sortants l’Espagne.

Soyons francs, si je ne pouvais médire que sur une seule équipe de football, ce serait l’Espagne. Je n’aime rien dans cette équipe – et déteste franchement leur façon de jouer qui justifie à elle seule la haine du continent Nord-Américain pour le « soccer ». Ainsi, j’étais à fond les ballons pour le Brésil.

Ce n’était apparemment pas le cas des commentateurs de TMC, qui ont passé tout l’avant match à se gargariser de l’excellence de cette Roja. Ils ont déblatéré pendant une bonne quinzaine de minutes sur comment l’Espagne est « La Meilleure Équipe du Monde » et sur comment la Seleçao allait ce soir se faire corriger sévèrement par l’équipe de ce brave Vicente Del Bosque.

Les hymnes nationaux commencent et pendant que les Espagnols restent plantés comme des piquets, incapables de chanter leur propre hymne national, les Brésiliens de leur côté beuglent à toutes berzingues le leur – et continuent même une fois la musique arrêtée. On commence à voir une certaine inégalité entre les deux équipes. Mais cela n’est pas pertinent aux yeux de mes deux commentateurs qui voient toujours l’équipe espagnole comme des demi-dieux.

Note capillaire de début de match : quelqu’un a volé les cheveux de Fernando Torres. Ce dernier affiche une coiffure « scalp ». Espérons seulement que son talent n’était pas dans ses cheveux.

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Le match commence. Les commentateurs sont toujours en train de chercher des superlatifs suffisamment pompeux pour parler de leurs chouchous ibériques. Mais très vite, le Brésil décide de leur couper la chique net. Après 2 minutes de match, Fred – ancien de l’OL – marque surement le but le plus brouillon de l’histoire des buts grâce à une passe de Hulk et à une boulette de Iker Cassillas – apparemment pas très bien réveillé. Mes pauvres commentateurs ne savent plus où se mettre. Moi je ris.

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Alors que l’Espagne tente de récupérer le ballon, Torres et Marcelo commencent à se chamailler. Il semblerait que le premier accuse le deuxième de lui avoir coupé les cheveux. Heureusement, ils finissent par se calmer – après intervention des deux équipes au complet et moult bousculades.

Après cet épisode digne des Feux de l’Amour, aux environs de la 6ème minute, les Espagnols arrivent enfin à mettre les pieds dans la surface de réparation brésilienne. Manque de bol, Marcelo met le bras, l’arbitre l’ignore délibérément et le ballon redevient propriété brésilienne. En moins de temps qu’il en faut pour dire « meilleure équipe du monde », le Brésil est déjà de l’autre coté du terrain et Fred, accompagné d’Oscar, s’amuse à donner des sueurs froides à ce pauvre Casillas. Les deux compères sont intenables.

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Les cartons jaunes commencent à pleuvoir sur les Espagnols – Alvaro Arbeloa en prend un pour avoir chahuté Neymar-la-torpille et Sergio Ramos pour avoir fait chuter Oscar. Non content d’avoir écopé d’un petit bout de papier jaune, Sergio Ramos devient suicidaire et commence à nous énerver Hulk – pour rappel, quand celui-ci s’énerve, il devient vert et très méchant. Pour le moment rien de grave cependant, puisque Hulk rate son coup franc.

Fred continue à s’amuser avec les nerfs du capitaine de la Roja et mitraille le pauvre homme de tirs plus ou moins cadrés mais toujours dangereux.

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Heureusement après plus de 30 minutes, le Brésil fatigué de titiller Iker, décide de laisser sa chance à « la meilleure équipe du monde » et rend donc la balle aux Espagnols. Ces derniers essayent, essayent encore mais semblent se heurter à un mur. Seul Pedro semble présent sur la pelouse. C’est d’ailleurs lui, qui réussit à la 40ème minute à battre Julio Cesar et à tirer ce qui aurait pu être le premier but de l’Espagne. Malheureusement pour l’Espagnol, David Luiz plonge, guiboles en avant, et sort la balle en corner, prouvant ainsi qu’il est plus qu’une (géniale) coupe de cheveux.

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Il semble que cet éclair de génie de David Luiz ait eu raison de l’Espagne qui regarde, impuissante, marquer le duo Neymar-Oscar. C’est beau, c’est bien fait, et c’est efficace. Neymar a marqué. Le stade se déchaine. Nous sommes à la 44ème minute de jeu et la Roja est au bord de la dépression nerveuse.

Heureusement c’est la mi-temps. Les commentateurs, qui n’ont a priori pas dû voir le même match que moi, continuent à croire dans les chances de l’Espagne, « puisqu’il s’agit de la meilleure équipe du monde ». Moi, je ricane.

Le match reprend, et Vicente Del Bosque effectue son premier changement. Alvaro Arbeloa reste sur le banc et est remplacé par Cesar Azpilicueta. L’équipe espagnole, qui a sans aucun doute dû se faire tirer les oreilles, semble revigorée.

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Mais cela ne devait pas durer. Encore une fois, Fred replonge l’Espagne dans la dépression en marquant un sublime but. 47ème minute et 3-0 pour le Brésil. Là, je commence à être triste pour l’Espagne. J’ai beau pas aimer cette équipe, se faire massacrer à ce point là, ne peut qu’éveiller la pitié.

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A ce stade, Del Bosque a besoin d’un miracle pour mener son équipe à la victoire. Et qui mieux pour perpétrer ce miracle que Jesus? Allez hop, Juan Mata se fait mettre dehors et Jesus Navas pose les pieds sur le gazon. Et là, le miracle arrive. Penalty pour l’Espagne grâce à l’intervention de Jesus. Sergio Ramos a la tâche aisée de mettre le petit ballon dans les grandes cages de Julio Cesar. Tâche à laquelle il échoue lamentablement.

Il faut dire que les Espagnols n’ont pas de chance. Quand ils ne tirent pas à côté, Julio Cesar fait des parades monstrueuses et déjoue toutes leurs tentatives de but. Le pauvre Jordi Alba en fait les frais à la 58ème minute.

Les Brésiliens s’amusent et se permettent même de jouer perso face aux buts. Pendant ce temps là, le coach ibérique fait sortir l’invisible Torres et fait rentrer le barbichu David Villa.

Gerard Pique of Spain heads for the dressing room - FIFA

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Ça ne pouvait être pire pour les champions du monde sortants. Quoique. Gerard Pique fait un croche patte à Neymar. Et là, c’est le drame. L’arbitre sort le carton rouge et Gerard Pique se fait mettre au piquet. A ce moment là, j’ai vraiment pitié de l’équipe espagnole.

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A partir de cet événement, à la 69ème minute, c’est la fin. Durant la fin du match, Luiz Felipe Scolari fait des changements, et les joueurs brésiliens jouent exactement comme les Espagnols quand ces derniers mènent au score : à savoir, ils se font des passes, attendent, ne font rien, se font des passes, font des passes à leur gardien, se regardent, font des passes, et attendent.

Le coup de sifflet final résonne dans le stade. Et là, c’est la fête.

Les commentateurs pendant ce temps là persistent et signent : l’Espagne est la meilleure équipe du monde…

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