La marque des anges, Miserere – Une vraie misère

la-marque-des-anges-miserere-26-06-2013-1-gIl est rare que je commence un livre et ne le finisse pas, mais pourtant, ce fut le cas avec Miserere de Jean-Christophe Grangé. L’histoire ne manquait pas de piquant mais un roman policier dont on connait déjà la fin – elle est dans le sous-titre – n’a qu’un intérêt limité. Néanmoins, je trouvais que la sortie du film adapté du roman était l’occasion idéale de donner une seconde chance à cette histoire.

Lionel Kasdan est un vieux commissaire à la retraite. Quand le chef de chœur de sa paroisse se fait tuer, les tympans détruits, Kasdan décide de mener son enquête. Cette dernière le fait croiser la route de Frank Salek, un agent d’Interpol. Ce dernier, menacé d’être suspendu par ses supérieurs à cause de ses excès de violence, est lancé à la poursuite d’une organisation secrète qui kidnappe les enfants. Les deux hommes vont alors faire équipe et plonger dans les tréfonds de l’âme humaine.

20503567.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLa première chose qui m’a déplu immédiatement dans le film, c’est son casting. Déjà au niveau de la crédibilité, il y a comme un problème.  Autant Joey Starr peut éventuellement être crédible en flic à fleur de peau, Gérard Depardieu en flic à la retraite est risible. Soyons réalistes, l’homme est quasiment obèse. Lors d’une scène on voit d’ailleurs qu’il a du mal à se lever du canapé. Alors qu’on essaye de nous faire croire qu’il vient d’être à la retraite et qu’il est capable d’aller sur le terrain et de courir, c’est un peu nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Ensuite les seconds rôles sont tous des caricatures : Thierry Lhermitte joue le rôle de Thierry Lhermitte, Helena Noguerra représente le quota « fille canon un peu inutile » du film, et Rüdiger Vogler joue le méchant allemand de service.

la-marque-des-anges-miserere-26-06-2013-3-gEnsuite, La Marque des Anges souffre d’une absence cruelle de tension – une aberration pour un thriller. Jamais l’histoire ne décolle, jamais on ne s’attache aux personnages ou à leur passé et surtout jamais le scénario ne propose une chose inattendue. Bon, j’ose espérer que le livre est meilleur. D’ailleurs je refuse de croire que le livre est aussi peu complexe.

La-marque-des-Anges-Miserere_portrait_w858Et puis il y a les choses que je ne comprends pas. Pourquoi modifier le personnage de Cédric Volokine, qui était de la Brigade de Protection des Mineurs, en Frank Salek, agent d’Interpol ? Quel est l’intérêt ? De même pourquoi changer une course poursuite à pied en course poursuite scooter/voiture hormis pour éviter une scène pénible à Depardieu ?

Le film de Sylvain White est également d’une formidable laideur visuelle, digne d’un téléfilm des années 90. C’est drôlement moche. En fait ça fait penser à une contrefaçon de mauvaise qualité d’un thriller américain. Sauf qu’au lieu de Mark Wahlberg ou Matt Damon, on a le droit à Depardieu.

Sans titre

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