The East – Un scénario bien ficelé pas du tout à l’ouest

THE-EAST-PosterJe me suis donnée sacrément du mal pour arriver à voir The East – une sombre histoire de carte bloquée que je vous épargne dans ma grande clémence. Il faut dire que malgré son casting alléchant, le film n’avait que peu de place dans les salles lyonnaises.

Sarah Moss travaille pour une agence de renseignement privée au service de grandes entreprises. Sa nouvelle mission est d’infiltrer un groupuscule éco-terroriste appelé The East, qui s’attaque à de grandes entreprises qui ont commis des méfaits environnementaux. Déterminée, c’est pourtant par hasard qu’elle réussit à gagner la confiance du groupe et à se retrouver au cœur de ses missions. Mais au contact des différents membres de The East, la vision de Sarah commence à se modifier et elle commence à remettre en question ce qu’elle fait, qui elle est, et ce qui est juste.

east2_wide-09d7ea38f2eb9fac3a6913aa78dacc6d8ba52873-s6-c30The East est un bon film. L’histoire est bien construite et n’aura aucun mal à vous tenir en haleine du début à la fin. Le cheminement interne de Sarah est également exposé de manière globalement intéressante. La description de The East est également sacrément bien faite et est toute en nuance. A prime abord, on semble être dans une secte pure et dure, puis le propos se nuance, laissant comprendre que ce groupe est plus qu’il ne parait être a priori. Le seul point noir du scénario – même si le sujet ici n’est pas l’acné – serait l’apparition d’une histoire d’amour assez peu nécessaire et un tantinet capillotractée.

The-East-Brit-Marling-Ellen-Page-Alexander-Skarsgard-2La réalisation de Zal Batmanglij est soignée. Ce jeune réalisateur réussit dès la première scène où les éco-terroristes mazoutent la maison d’un magnat du pétrole sur la voix off d’Ellen Page à nous faire comprendre l’enjeu du film et à nous plonger dans cette atmosphère de nuances de gris que sera le film.

The East Photo 1The East nous propose des personnages assez intéressants et magnifiquement interprétés par les acteurs. Le personnage de Sarah est subtil, à mi-chemin entre une femme d’action à la « Angelina Jolie » et une Erin Brokovitch prête à se battre pour se qu’elle croit juste. Et dans ce rôle, la jeune Brit Marling, déjà aperçue dans Sous Surveillance, nous fait une performance du tonnerre, sachant dépeindre à la perfection la force et les failles de ce personnage en quête d’identité. Elle est accompagnée par une Ellen Page révoltée et butée en activiste pure et dure prête à tout pour faire passer son message. Patricia Clarkson et Julia Ormond complètent le casting féminin, en interprétant des femmes fortes et sans scrupule, l’une étant à la tête de la société de renseignement et l’autre en magnat de l’industrie pharmaceutique. Dans les rôles masculins principaux, on retrouve Alexander Skarsgård – le vampire de True Blood – en gourou aux cheveux et à la barbe longue, Shiloh Fernandez – vu dans le très mauvais Le Chaperon Rouge – qui sait rester sexy même avec du rouge à lèvres – et surtout la découverte (pour moi) Toby Kebbell, touchant et émouvant en docteur au douloureux passé.

the-east-197885-21007534_20130522131919845The East est un film intéressant qui donne envie de voir Sound of my Voice, premier film de Zal Batmanglij qui mettait déjà en avant Brit Marling et dont le scénario était comme ici co-écrit par les deux compères.

Sans titre

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