Monstres Academy – Just another teen movie

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© The Walt Disney Company France

Après Moi Moche et Méchant 2 que je n’ai pas du tout aimé, j’avais un peu d’appréhension en allant voir Monstres Academy. Monstres & Cie m’avait raisonnablement plu – je préfère les histoires de princesses et de princes, avec de la magie ou des lions. Mais bon, c’est Pixar, et Pixar, c’est connu, c’est de la qualité.

Monstres Academy raconte les années collèges des deux héros du premier opus, les inséparables Bob Razowski dit « «Bob» et Jacques Sullivent dit «Sulli». Au départ, tout les opposait, leur attitude, leur apparence physique et leur talent. Pourtant tous les deux ont comme volonté de devenir la star du Département Terreur de l’Université. Mais le chemin vers leur rêve prendra des tours inattendus et les deux ennemis devront s’unir pour surmonter les épreuves.

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© The Walt Disney Company France

Dans cet opus, les aventures de Sully et Bob pourraient être celles de n’importe quel héros de « teen movies ». Les fraternités  – sectaires et prétentieuses -, la bande de « looser » qui doivent travailler ensemble pour gagner leur place et prouver leur valeur, le membre de la faculté terrifiant et méchant qui finit par reconnaitre ses torts à la fin, le héros qui devient leader improbable d’une troupe mal assortie, on a le sentiment de se retrouver devant une copie quasi identique de l’histoire de Superblonde – vous savez, le film avec Anna Faris en ancienne playmate et Emma Stone en outsider.

© The Walt Disney Company France

Bref, si l’histoire n’est pas foncièrement mauvaise, elle manque cruellement d’imagination et de nouveauté. Si vers la fin nous avons le droit à une scène digne du talent scénaristique de Pixar, elle arrive bien trop tard et est bien trop isolée pour faire de Monstres Academy un grand film.

Certaines idées, comme celle d’intégrer le futur méchant de Monstres & Cie dans l’histoire, sont bien trouvées. Mais dans le cas de notre exemple, le sujet est à peine effleuré et semble plus être là comme un clin d’œil que comme autre chose. Alors on apprécie, mais on regrette que ce ne soit pas poussé au niveau supérieur.

© The Walt Disney Company France

© The Walt Disney Company France

En termes d’images, la qualité est là. Les animateurs semblent s’être éclatés à faire des monstres tous plus sympa les uns que les autres. Les mouvements des personnages sont toujours bluffants, à l’image de ceux de Sully dont les poils sont plus vrais que nature. L’image ne fait pas « fausse » et « plastique » comme celle des Croods, mais est plus proche dans une certaine mesure de celle des dessins animés plus classiques, et c’est bien.

© The Walt Disney Company France

© The Walt Disney Company France

Le problème reste le manque d’originalité et d’émotion. Car si Pixar savait faire quelque chose s’était bien nous faire sortir du cinéma avec des yeux humides – je maintiens qu’il est impossible de ne pas verser une petite larme durant Là-Haut. Monstres Academy n’arrive jamais à jouer sur la corde sensible du spectateur. C’est l’autre de ses défauts. Le petit court-métrage présenté juste avant le film,  Le Parapluie Bleu, arrive lui à réunir les qualités que l’on aurait aimé retrouver dans le film de Dan Scanlon.

Heureusement Monstres Academy reste rafraichissant et plaisant à regarder, et fera rire les plus petits – si j’en crois la réaction enthousiaste de mon petit voisin de séance.

Sans titre

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