Imogene – Petite bulle drôle mais sans plus

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© Eurozoom

Parfois, on a envie d’une petite fantaisie, d’un petit bonbon cinématographique qui vous redonne le sourire et une pêche d’enfer et dieu sait qu’en ce mois d’août surchargé j’en avais besoin. C’est ainsi que mes pas m’ont portée vers Imogene.

Imogene a toujours voulu écrire pour le théâtre. Aujourd’hui, elle vit à New York avec son petit ami, a un job comme critique de théâtre et vit de mondanités en mondanités. Tout va bien pour elle. Enfin jusqu’au jour où elle perd son travail, son copain et ses amis. La voilà alors obligée de retourner dans sa bourgade natale avec sa mère et son frère. Elle, qui avait tout fait pour fuir cette vie, va devoir renouer avec cette famille pour le moins originale.

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© Eurozoom

Imogene tient sa promesse de film léger et peu profond. Si le scénario est relativement cousu de fil blanc, il réussit néanmoins à proposer des moments assez drôles et des personnages cocasses, auxquels on s’attache en dépit –ou peut être grâce – à leurs nombreuses excentricités. Et à ce niveau là, nous sommes servis. Entre le petit ami de la mère, Georges Boushe, toujours armé de son éternel peignoir et de ses histoires abracadabrantesques, et le frère solitaire, lunaire et passionné par les crabes et autres crustacés, il est difficile de faire plus frais et hilarant.

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© Eurozoom

Bon, il me faut admettre que parfois, ce côté « trop inédit et marrant » devient un peu fatiguant – un peu comme quand on tartine trop de Nutella sur une tranche de pain, à la fin ça écœure. On en vient à se demander si ces personnages baroques ne sont pas là pour masquer le cruel manque d’innovation du scénario ou pour peut-être essayer de dissimuler la superficialité de certaines scènes.

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© Eurozoom

Mais ce n’est pas très grave au final puisque ces personnages nous permettent de voir des acteurs géniaux en action. Kristen Wiig est touchante, exaspérante, originale et profondément normale dans ce rôle de sale gosse de 30 ans. Mais elle est quasi invisible à côté d’un Matt Dilon déchainé. Tous poils de torse dehors, l’acteur nous livre un remixe personnel et cocasse du Duke de The Big Lebowski. Annette Bening est elle aussi superbe. Tenues extravagantes et personnage compulsif jusqu’au bout des ongles, elle est simplement la petite luciole du film. Excellente. Pour la caution « joli garçon », nous avons Darren Criss – oui, l’insupportable Blaine Anderson de Glee. Dans le feuilleton, je le trouvais tout sauf séduisant avec ses cheveux gominés et son air de minet coincé. Mais là, dans Imogene, il est franchement sexy. Et en plus, il fait très bien le Backstreet Boys.

Allez, sur ce, je ne vous conseillerai pas d’aller voir le film en toute urgence, mais si un jour, vous avez une envie d’absurde et d’amour, c’est le film pour vous.

Sans titre

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