Elysium – La déception d’un film propre et lisse

© Sony Pictures Entertainment

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En 2009 sortait District 9, une petite perle de science-fiction venue tout droit du génial cerveau de Neill Blomkamp. Autant dire qu’une grande attente entourait son deuxième film Elysium. Pour ce film, Neill a traversé l’Atlantique, a succombé aux sirènes d’Hollywood et s’attache des acteurs célèbres.

Nous sommes en 2154. L’humanité est divisée entre les riches et puissants, qui vivent sur la parfaite station Elysium et qui ne connaissent pas la maladie, et les autres, qui sont restés sur une Terre dévastée, surpeuplée et ruinée.  Max, ancien voleur de voiture, tente de se ranger et travaille donc dans une usine dirigée par l’un des habitants d’Elysium. Quand un accident lui donne 5 jours à vivre, il décide de tout faire pour se rendre sur Elysium – quitte à s’allier avec un truand nommé Spider.

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Il n’y a dans Elysium plus rien des qualités de District 9. Le côté critique de la société est ici tellement réduit qu’il est quasi-inexistant. Il faut dire que le scénario d’Elysium est bête et méchant et sans aucune originalité. Outre les nombreuses incohérences qui abondent et polluent l’histoire, le film de Neill Blomkamp est prévisible et simpliste au possible. Les méchants sont méchants, les gentils sont gentils, et la nuance de gris n’existe pas. Les personnages ont l’épaisseur d’une feuille de papier écrasée par un éléphant. Oh, et il y a du bruit dans l’espace.

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Dans sa construction le film est également assez catastrophique. Les nombreux flashbacks qui nous montrent Max dans sa jeunesse sont aussi inutiles qu’énervants. Ils reviennent toutes les 20 minutes et sont parfois même répétés à l’identique plusieurs fois dans le film. La catastrophe.

Ajoutons également qu’esthétiquement, si la partie sur Terre est une réussite, celle qui se passe dans cette super-station spatiale n’est franchement pas une réussite. Et si la caméra un peu épileptique de Neill était convaincante dans District 9, ici elle est souvent inadaptée et même parfois un peu énervante pour les yeux.

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Heureusement, si Elysium a des défauts, il réussit quand même à ne pas ennuyer le spectateur. Les scènes d’action sont globalement bien réparties dans le film et surtout le film est d’une courte durée. Et à lui seul Sharlto Copley sauve le film. Il est excellent en mercenaire violent, mauvais et glaçant. Physiquement méconnaissable, il est également à des années-lumière de ses rôles précédents.

Le reste du casting est assez plat. Matt Damon n’arrive jamais à convaincre, Alice Braga fait la potiche, Diego Luna a un rôle quasi microscopique et est clairement là pour pas grand-chose, William Fichtner est totalement sous exploité et Jodie Foster, sauve les meubles sans pour autant être aussi austère et géniale que ce que la bande annonce laissait présager.

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Bref, ce qui devait être LE film de science-fiction de l’année n’est finalement qu’un énième blockbuster sans âme et sans personnalité. Elysium est clairement un film sur lequel vous pouvez faire l’impasse.

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4 réponses à “Elysium – La déception d’un film propre et lisse

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