En v’là une drôle d’affaire au Lucenaire – Rencontre avec Yvette Guilbert

80e3ac6f179929d506d7f698593cc1c8Un petit message dans ma boite mail m’annonçait que j’avais gagné deux places pour la pièce de théâtre En v’là une drôle d’affaire qui se joue actuellement au théâtre du Lucenaire. Je ne connaissais ni le théâtre ni la pièce : c’était donc une occasion parfaite pour découvrir les deux. Et c’est donc en entraînant dans mon aventure l’un de mes camarades que je me suis rendue dans ce petit théâtre parisien.

En v’là une drôle d’affaire nous l’avons très vite appris, est en fait le deuxième épisode théâtral que Nathalie Joly consacre à la chanteuse Yvette Guilbert. Pas besoin pourtant d’avoir vu le premier spectacle ou de connaitre Yvette Guilbert pour comprendre En v’la une drôle d’affaire.

Le spectacle suit le parcours de la chanteuse de café concert qui quitte le monde de la scène parisienne et française pour ouvrir une école de théâtre à New York puis retourne à Paris afin d’imposer son style, un mélange de chanté-parlé bien loin des standards musicaux de l’époque.

L’histoire d’Yvette Guilbert nous est racontée principalement par ses chansons mais également par quelques commentaires récités par l’un ou l’autre des artistes présents sur scène. Au final, le spectacle est à 90% chanté. Nathalie Joly et sa voix puissante sont accompagnées par le pianiste Jean-Pierre Gesbert. Entre les deux musiciens, la complicité est visible – c’est cette relation qui fait une grande partie du charme d’En v’la une drôle d’affaire.

Certaines chansons sont drôlement sympathiques, pleines d’humour et de joie, comme l’impayable Je suis pocharde. D’autres sont beaucoup plus tristes comme la déprimante Morphinée. Et Nathalie Joly arrive à toutes les enchaîner, à les interpréter de manière totalement différente, à passer de l’hilarant Bain du Modèle à la plus sombre Légende de Saint Nicolas.

Énergique, le spectacle l’est sans aucun doute, à l’image des artistes sur scène. Mais voilà, malgré sa qualité, il est dur de véritablement comprendre le parcours d’Yvette quand comme moi, on n’en avait jamais entendu parler avant. Les chansons très différentes n’ont également que peu de liens entre elles et par conséquent, j’ai parfois été un peu surprise, déstabilisée et perdue entre les différents styles et humeurs.

Un spectacle indispensable pour les fans d’Edith Piaf ou de café concert, et une jolie découverte pour les ignares comme moi. 13/20

En v’là une drôle d’affaire
Du 25 septembre au 3 novembre 2013
Au Lucenaire, 53, rue Notre-Dame-des-Champs 75006 Paris

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