Mélodrame(s) – A mourir de rire

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© Théâtre de la Pépinière

Je n’avais jamais entendu parler du théâtre de la Pépinière et encore moins de la pièce qui s’y joue actuellement Mélodrame(s). C’est par un hasard complet que je suis tombée dessus et par une chance immense que j’ai réussi à récupérer une petite place gratuite.

Entrée dans le charmant petit théâtre de la Pépinière, je suis immédiatement séduite – des fauteuils rouges confortables, un balcon d’où l’on voit toute la scène, une coupole bleue au plafond et une petite salle permettant la proximité avec la scène.

Sous le charme de la salle, je fus complètement happée par le spectacle. Mélodrame(s) se présente comme un festival international du mélodrame. C’est donc un maitre de cérémonie qui nous guide à travers les 3 petites piécettes mélodramatiques que nous verrons lors du spectacle. La première, délicieusement ironique, est centrée sur le monde de la Formule 1 et sur le destin d’un pilote star. La deuxième, plus exotique, se passe en Chine, et raconte l’histoire de deux amants maudits des cieux. La troisième se déroule à Los Angeles et nous montre les égarements d’un oncle Bill assez détestable et de sa nièce, une jeune paumée.

© Théâtre de la Pépinière

© Théâtre de la Pépinière

La mise en scène de Pierre Pradinas est simplement géniale. Elle réussit à recréer en deux trois accessoires des atmosphères aux antipodes l’une de l’autre. Le mouvement des acteurs sur scène est également millimétré afin de créer le plus de comique possible. Jeux de regards, jeux de jambes, jeux de tout ce qui peut faire rire le public.

Pierre Pradinas sublime le travail d’écriture de Gabor Rassov. Les histoires sont toutes drôles. La première joue surtout sur des jeux de mots avec des noms de marques célèbres. La deuxième joue sur le décalage des personnages – le vieux brinquebalant, star du kungfu, le fils apeuré et timoré – et a sûrement la chute la plus drôle de tous les sketchs. Le troisième sur les clichés des séries comiques américaines et des États-Unis en général. Ce dernier m’a beaucoup moins plu que les deux autres. Même si certains passages sont véritablement à tomber par terre – en partie grâce à un certain chant de gospel, à Warren Zavatta et à la morale finale douteusement exquise –  d’autres étaient pour moi un peu limite – notamment les blagues sur la violence faite aux femmes et le viol.

© Théâtre de la Pépinière

© Théâtre de la Pépinière

Mélodrame(s) met également en avant des acteurs tout simplement capables de déclencher de le rire sans même parler. Les travestissements sont nombreux – vous ne pourrez résister à Warren Zavatta déguisé en grande noire au tailleur rose, ou à Matthieu Rozé costumé en épouse pas si aimante que ça. Mais les costumes ne font pas tout. Si Matthieu Rozé fait rire en femme, il est également hilarant dans son rôle de pilote de Formule 1 naïvement amoureux transi. Thierry Giminez réussit également dans chacune des pièces à tirer largement la couverture à lui. Il est délicieux. Bruno Salomone est très bien également – j’ai particulièrement aimé sa capacité à passer du macho collectionneurs de femme, à l’amoureux transi un peu benêt. Quand à Romane Bohringer, elle est assez détonante et pleine d’énergie. Mais mon coup de cœur reste Warren Zavatta : il m’a fait mourir de rire !

Vous vous en doutez, Mélodrame(s) m’a fait passer un super moment et je vous recommande très chaudement d’aller la voir !

Mélodrame(s) !
Jusqu’au 30 novembre 2013
Au théâtre de la Pépinière.

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