Parkland – Un événement, des conséquences secouantes

© Metropolitan FilmExport

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Un film choral sur l’assassinat d’un Kennedy n’est pas une chose nouvelle. Il y a quelques années, nous avions eu le droit à Bobby, qui parle du meurtre de Bobby Kennedy. Je ne l’avais pas vu. Parkland était donc une occasion de me racheter.

Parkland c’est le film choral sur l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy. Le film suit les différentes personnes qui ont été touchées de près par ce meurtre : le chirurgien qui tentera de le sauver, le spectateur innocent qui filma les événements, l’agent des services secrets en charge de la protection du président, le frère honnête et bon du tueur, les agents du FBI qui ont laissé passer une occasion d’arrêter le meurtrier ou encore les gardes du corps du président. Tous sont impactés de plein fouet par les événements.

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Un sujet en or brut que celui de Parkland. Le film s’attache à montrer que la grande histoire touche également des gens ordinaires, que les répercutions d’un acte isolé peuvent toucher le quotidien de personnes que rien n’avait prédestinées à sortir de l’ombre. Les histoires sont toutes touchantes, et pas parce qu’elles sont vraies. Elles le sont car elles parlent d’événements impromptus qui surgissent sans prévenir dans la vie tranquille de monsieur tout-le monde. Le récit le plus touchant est sans aucun doute celui du frère de la victime que l’on voit se débattre entre son amour pour son frère et sa mère, la haine que lui témoignent les personnes qu’il rencontre, et le dégout que le comportement de ces derniers crée chez lui.

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Avec une histoire comme ça, il fallait des acteurs à la hauteur. Parkland en est rempli. Paul Giamati tout d’abord dans le rôle du spectateur cinéaste, qui finira traumatisé par les événements. Il réussit à créer un personnage immédiatement sympathique, qu’il fait se décomposer progressivement et par d’infimes détails après l’attentat. Un gros coup de cœur aussi pour James Badge Dale, simplement LA révélation du film pour moi. Billy Bob Thornton en agent des services secrets en fin de carrière a pris un coup de vieux mais livre une prestation très convaincante. Marcia Gay Harden a un rôle trop peu développé pour être réellement sur le devant de la scène, mais le duo qu’elle forme avec Zac Efron est efficace. Et un grand coup de chapeau à Jacki Weaver, qui en mère un peu folle est sublimement géniale ! Notons également la présence d’un Tom Welling (oui oui celui de Smallville), méconnaissable sans son brushing de Superman.

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Mais pourtant, malgré ces qualités, Parkland est un relatif échec. Comment Peter Landesman a-t-il réussi à foirer le film ? C’est simple, grâce à l’utilisation d’une caméra chevrotante et instable digne d’un épileptique sous ectasy. La caméra n’arrête jamais de bouger dans tous les sens, épuisant complètement les pauvres mirettes du spectateur en détresse. Parfois, le jeune réalisateur rajoute aussi un montage haché difficilement lisible.

Certaines scènes sont touchantes mais elles ne compensent pas celles de pseudo-actions où la caméra s’agite comme un gosse à côté d’un manège.

Et au final, Parkland reste assez médiocre.

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