Omar – Difficile au démarrage, mais puissant vers la fin

© Pretty Pictures

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C’est l’affiche colorée d’Omar sur laquelle figure le logo, Prix du Jury de la sélection Un Certain Regard, qui m’a convaincu de me rendre au cinéma pour le voir. Et puis quand j’ai réalisé que le réalisateur, Hany Abu-Assad, n’était pas un débutant et qu’à son compteur se trouvait le génial Paradise Now, je me suis dit que Omar était plein de promesses.

En Cisjordanie, Omar escalade régulièrement la barrière de séparation israélienne, un immense mur, qui le sépare de ses deux amis d’enfance, Tarek et Amjad et de la fille qu’il aime, la sœur de Tarek, Nadia. Son quotidien est bien rôdé, entre son travail de boulanger, les contrôles de police humiliants et les rendez-vous secrets avec la femme de ses rêves. Mais tout bascule lorsque les trois garçons décident de passer à l’action en tuant un soldat israélien.

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Omar est difficile à classer dans une seule catégorie. Il oscille toujours entre le film social engagé, l’histoire d’amour et le thriller. D’ailleurs, durant toute la première partie du film, on ne sait pas vraiment sur quel pied danser. A vouloir faire les trois types de film en même temps, le réalisateur oublie de donner un rythme à son récit. Heureusement si la première demi-heure est longuette, la fin du film s’accélère et devient captivante, comme un vrai thriller de qualité. Une fin en crescendo où l’on ne sait plus vraiment de quel côté notre héros va pencher et où on ne peut lâcher l’écran des yeux.

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Il est vrai que le scénario choisit clairement son camp, manquant ici peut être alors de finesse. Heureusement, cette subtilité est ailleurs: dans le cheminement du héros et dans la psychologie de certains personnages (et surtout de l’agent Rami) principalement.

L’expérimenté Waleed Zuaiter mène son rôle d’agent israélien sans aucun problème et c’est à partir du moment où il apparait dans l’histoire que celle-ci commence à devenir réellement fascinante. J’ose penser que c’est en partie grâce à la complexité qu’il réussit à donner à son personnage. Le personnage principal d’Omar est joué par Adam Bakri. Parfois son visage reflète parfaitement les errances de son personnage. Mais quelques fois, on a juste l’impression d’être devant une page blanche, ce qui est un peu dommage. Heureusement, ces moments sont plutôt rares.

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Durant tout le film, l’image est super soignée. Les couleurs sont superbes, le montage coupé au cordeau et les cadrages assez intelligents. On en prend plein les mirettes.

Omar est un film de grande qualité visuelle mais qui aurait pu être encore mieux avec un scénario un peu plus dynamique au début et plus direct dans son choix de genre.

Sans titre

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