Prisoners – Le film qui vous emprisonne par sa qualité

© SND

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S’il y a bien un film dont tout le monde me parle en ce moment pour sa qualité, c’est bien Prisoners. C’est simple pour le moment, je n’ai eu aucun écho négatif au sujet de ce thriller à la durée astronomique de 2h30. Il fallait donc que je vois ça par moi-même.

C’est dans une petite banlieue résidentielle tranquille de la ville de Boston que vivent les familles Dover et Birch. Le jour de Thanksgiving leur vie bascule : les fillettes des deux couples, Anna et Joy, disparaissent. Le detective Loki est mis sur l’affaire et suite aux témoignages de Keller Dover et Franklin Birch, les pères des disparus, il privilégie un kidnapping. Très rapidement un suspect, Alex Jones, est arrêté, puis relâché, faute de preuve. Tandis que l’inspecteur se démène pour démêler le vrai du faux, Keller, ivre de douleur, décide de prendre les choses en main et de retrouver sa fille par ses propres moyens.

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Prisoners est simplement bluffant. Dès les premiers plans, la tension est bien là. Denis Villeneuve réussit à créer cette atmosphère oppressante grâce aux gros plans contemplatifs sur des objets ou des éléments de décors qui ponctuent le film. Il réussit à rendre le tronc d’un arbre arrosé par la pluie aussi angoissant qu’un contrôle fiscal pour Jérôme Cahuzac. Durant tout le film, cette inquiétude est là, grâce à une mise en scène soignée.

Car le scénario en lui-même est assez peu extraordinaire. Au final, dès la première demi-heure, vous devriez avoir compris de quoi il retourne et donc, savoir grosso-modo comment cette histoire va se terminer. Le scénario n’est pas cousu de fils blancs mais il manque un peu parfois de complexité.

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Les personnages eux, sont plus subtils. Keller, ce père prêt à tout pour retrouver sa fille, est particulièrement intéressant. Loki le détective, est très mystérieux – et jamais nous n’en saurons beaucoup sur lui, ce qui le rend sérieusement fascinant car il laisse notre imagination faire le travail. Mais c’est surtout le couple Birch qui illustre toute la complexité du sujet traité. Leur cheminement intérieur est magnifiquement retranscrit.

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Il faut dire que chacun des acteurs du film est à son meilleur niveau. Hugh Jackman est proprement sublime et se fait pardonner ici ses catastrophiques performances dans les Misérables et Wolverine. Effrayant, il réussit à rendre son personnage touchant et donc profondément humain. Jake Gyllenhaal est aussi excellent. Ici il est loin de des rôles souvent assez sages de jeune premier qu’il a d’ordinaire. Jake est ici parfait en flic violent, extrême mais dévoué à son travail qui refuse de voir l’échec comme une option viable. Terrence Howard, émouvant, Viola Davis, géniale en mère courage et Maria Bello, lumineuse en femme dépassée par les événements, et Melissa Leo, méconnaissable, complètent le casting. Et n’oublions pas Paul Dano. Paul Dano fait partie de ces acteurs qui savent se transformer physiquement pour un rôle, non à l’aide de prothèses, mais grâce à des tics ou postures physiques subtiles mais indispensables à la création de personnages forts. Paul Dano est un acteur génial et son rôle ici nous le confirme.

Vous l’avez compris, si ce n’est pas déjà fait, allez voir Prisoners .Les 2h30 de film passent rapidement et jamais vous ne vous ennuierez.

Sans titre

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Une réponse à “Prisoners – Le film qui vous emprisonne par sa qualité

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