George Braque au Grand Palais – Rétrospective d’une évolution artistique

IMG_0022De George Braque, je ne connais pas grand-chose – tout juste de vagues souvenirs de cours d’histoire de l’art où il était mentionné. Quand une amie m’a proposé de la rejoindre dans une expédition au Grand Palais afin d’admirer l’exposition George Braque qui y est actuellement présentée, j’ai sauté sur l’occasion.

IMG_0026George Braque est un peinte/sculpteur majeur du XXème siècle. Initiateur du cubisme, mais également membre de la mouvance des Fauve, Braque est un maillon essentiel de l’avant-garde artistique du siècle. Et ça, l’exposition George Braque nous le démontre bien. Grâce à son organisation chronologique, nous voyions bien les évolutions de l’œuvre de l’artiste français.

Ses peintures sont d’abord des aplats de couleurs vives, qui reprennent des paysages de bord de mer ou des corps féminins dénudés. C’est la période fauve où le tout jeune Braque s’inspire de ses idoles sans renouveler la peinture de l’époque. C’est surement la partie de l’exposition la moins intéressante, une sorte d’enfance de la peinture pour Braque, une quête vers ce qu’il veut réellement faire en créant.

IMG_0038Puis nous découvrons la mutation de ce fauvisme en cubisme, qui eut lieu en partie grâce à la rencontre de Braque avec Picasso et Apollinaire. Et là, nous voyons les formes se durcir, les courbes se redresser, la perspective disparaitre. L’évolution et la diversité du cubisme selon Braque se voient particulièrement dans les séries de peintures, ayant un thème et une mise en scène identique. La couleur disparait également au profit de teintes brunes ou beiges. Il s’agit ici d’un véritable travail de recherche sur les formes, sur les textures et sur la notion de sujet. Au fur et à mesure des années, les objets représentés se fondent et deviennent presque méconnaissable.

Puis l’exposition George Braque nous propose une série d’œuvres utilisant la technique du papier collé, des Natures Mortes, très similaires les unes aux autres et mélant cubisme et papier collé, son retour à une certaine forme de figuration.

IMG_0088Lorsqu’il retourne aux natures mortes, Braque revient vers la couleur, et met en action des formes plus douces, moins cubiques que précédemment. C’est lors de cette période de sa vie qu’il a peint ses œuvres les plus emblématiques de sa carrière, celles qui sont aujourd’hui le plus connues. La dernière partie de l’exposition nous présente d’ailleurs le thème des oiseaux, et nous laisse admirer l’œuvre qui s’affiche sur le poster annonçant cette rétrospective Braque.

L’exposition George Braque est honnêtement passionnante. Elle nous fait vivre les nombreuses mutations de l’art à cette époque et la grande diversité de l’œuvre de Braque. L’agencement de l’exposition est logique et permet une mise en perspective idéale des différentes œuvres. Ça a été une véritable rencontre pour moi, avec un peintre connu de nom mais dont l’art est peu connu. Une découverte colorée et déstructurée !

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