Snowpiercer, le Transperceneige – Quand l’humanité déraille

© Wild Side Films / Le Pacte

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Depuis que j’ai entendu parler pour la première fois de Snowpiercer, le Transperceneige, je trépigne d’impatience à l’idée de le voir – que voulez vous, ma passion pour les films post-apocalyptiques est toujours intacte.

La Terre subit une nouvelle ère glaciaire, causée accidentellement par l’homme. Les derniers survivants se sont réfugiés dans un train qui roule à grande vitesse autour de la terre. Parmi eux, Curtis, son ami Edgar et le vieux Giliam vivent à la queue du train, dans une misère complète tandis que d’autres à l’avant, se vautrent dans le luxe. Après une énième exaction violente des privilégiés, la révolte parait inévitable

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Snowpiercer, le Transperceneige est indéniablement un très bon film. L’histoire est rondement menée. Quelques rebondissements bien placés, quelques retournements de situations relativement imprévus, le tout servant parfaitement un scénario intelligent qui sait soulever des questions importantes sur la nature humaine sans pour autant devenir moralisateur ou barbant. C’est véritablement intelligent et diablement divertissant. Ici pas d’uni-dimensionnalité : les personnages sont tous plus complexes qu’ils n’y paraissent au premier abord.

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Au niveau de la réalisation, il est agréable de voir que Joon-ho Bong n’a pas perdu son talent en s’exilant aux États-Unis. Les codes visuels des films d’action du genre, sont repris, modifiés, utilisés, caricaturés, de façon à ce que le film oscille en permanence entre conformité au genre et révolution visuelle. C’est surtout dans sa façon de créer des atmosphères visuelles totalement différentes dans chacun des wagons de ce train que Joon-Ho-Bong illustre tout son talent. Certains relèvent de la poésie la plus pure – l’aquarium par exemple – tandis que d’autres ont un rythme déchaîné et des lumières brutes et violentes. Ce sont ces contrastes, entre lumière et obscurité, entre douceur et violence qui m’a réellement le plus séduit.

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Le dernier atout charme de Snowpiercer, le Transperceneige sont les acteurs du film. Un casting de folie, au talent indéniable. Chris Evans tout d’abord, loin de son image lisse et plate de Captain America, dégage un charisme fou. Jamie Bell, personnellement mon petit chouchou, nous prouve de nouveau qu’il a bien grandi depuis Billy Elliot, et est touchant comme personne dans ce rôle de jeune chien fou aux idéaux forts. John Hurt et Tilda Swinton sont comme d’ordinaire sublimes, l’un dans le rôle d’un vieux sage, l’autre dans celui d’une générale manipulatrice excentrique et cruelle. Cerise sur le gâteau, Ed Harris qui vous prouve avec une facilité déconcertante que les méchants les plus effrayants sont ceux qui paraissent les plus sains d’esprit.

En un mot comme en mille, allez le voir !

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