Rêves d’Or – Tous les voyages ne sont pas bons à faire

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© Golem

Bien que Rêves d’Or ait été présenté en sélection Un Certain Regard au Festival de Cannes cette année, je n’en avais jamais vraiment entendu parler. C’est l’affiche et la bande annonce du film qui en m’intrigant m’ont convaincu d’aller voir ce film.

Juan, Sara et Samuel, trois enfants originaires du Guatemala, décident de quitter leur pays et leur famille et de prendre la route direction les États-Unis et une vie qu’ils espèrent meilleure. Sur leur chemin, il rencontre Chauk, un indien ne parlant pas espagnol. Les quatre adolescents vont alors découvrir que le chemin vers le bonheur est barré d’obstacles et que la réalité est bien violente.

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Diego Quemada-Diez nous livre ici un film sublime. Le scénario est une petite merveille, dure mais poétique, qui oscille entre social, sensibilité et suspens. Tout au long du film, on se demande où ce long voyage va nous emmener et surtout qui parmi les personnages arrivera au bout, et surtout comment la relation entre les enfants va évoluer. Rêves d’Or nous parle d’amitié, d’amour, de jalousie, d’acceptation, de survie, de moral – bref, il nous parle des sentiments humains, de leur complexité et de la capacité des gens à changer.

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Avec un tel scénario, il aurait été facile de tomber dans le pathos. Ce n’est pas le cas ici. Toujours juste, le film sait émouvoir de façon juste, plus à cause de notre attachement aux personnages qu’à cause d’un trop plein d’effets tire-larmes. Au début, je trouvais le personnage de Juan insupportable, mais je me suis vue au fur et à mesure du récit m’attacher à lui. Le personnage de Sara est immédiatement enthousiasmant, tout comme celui de Chauk – leur relation est d’ailleurs l’une des plus belles du film.

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Les jeunes acteurs du film sont époustouflants. Lumineuse, Karen Martinez est très convaincante et il est difficile de croire que c’est ici son premier rôle. Brandon Lopez est également parfait dans le rôle de Juan, petit caïd buté, jaloux et persuadé d’avoir toujours raison. Rodolfo Dominguez n’est pas en reste, bien que son rôle quasi mutique soit moins propice à le révéler en tant qu’acteur.

Rêves d’Or se conclu d’une façon dure, mais pourtant poétique, d’une tristesse mélancolique mais avec une toute petite pointe d’espoir. Vraiment, si vous avez l’occasion de voir ce film, n’hésitez pas !

Sans titre

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