Le Loup de Wall-Street – Le Di Caprio Show

 © Metropolitan FilmExport


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Martin Scorsese est un grand réalisateur – il suffit de regarder Casino ou Les Affranchis pour en être convaincu. Comme tous les maitres du cinéma, chacun de ses nouveaux films est attendu comme le Messie. Son dernier opus Le Loup de Wall Street a été accueilli comme un chef d’œuvre par la quasi-totalité des critiques.

Jordan Belfort est un jeune loup de la finance aux dents longues. Dans le Wall Street du début des années 90, les opportunités sont nombreuses et très vite l’appât du gain a raison de la morale de Jordan. Ce dernier se lance alors dans une quête infinie d’argent et de plaisir immédiat qui ne s’embarrasse pas de morale ou de considération envers les gens qui l’entourent.

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3heures de film, c’est trop. Si la première heure est géniale, et tout sauf ennuyante, le film traine un peu la patte par la suite. Non pas que les passages brillants aient disparu mais ils se font plus rares, surtout dans la deuxième heure où l’on a le droit à une redite des scènes précédentes sans apport majeur. Heureusement le film a un côté baroque et kitch sympathique, clinquant et outrageux, un grand tourbillon de soirées et de débauches assez proche par certains côtés de celui que nous avons pu admirer dans le Gatsby le Magnifique de Baz Luhrman.

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Là où Martin m’a vraiment déçu, c’est au niveau du traitement de ses personnages. D’ordinaire Martin a le don de rendre sympathique les pires personnages, de nous les dépeindre avec un certain respect, avec une certaine forme d’amour. Or dans Le Loup de Wall Street, il se moque de ses sujets. Il les rend ridicules continuellement, oubliant de les dépeindre avec son empathie habituelle. Bref, ce Jordan Belford n’est jamais humain. C’est une caricature, un cliché sans fond. Aucun des personnages du film ne semble réel, et ainsi le message final tombe un peu à l’eau.

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Certes, me diriez vous c’est une comédie. Car oui on rit. Mais on rit souvent un peu jaune, de façon un peu forcée. Le comique mis en place frôle bien trop souvent le vulgaire et le graveleux – et pas seulement à cause de l’abondance de Fuck déclamée par les personnages. Un peu de finesse n’aurait pas fait de mal.

Le Loup de Wall Street vaut surtout le coup d’être vu pour Leonardo Di Caprio. Il est magistral, exubérant, excellent. C’est un véritable show qu’il nous propose ici, nous confirmant une nouvelle fois l’étendue de son talent. Alors certes le portrait qu’il nous propose n’est pas très fin, mais c’est la faute du scénario et non de l’acteur. Il me faut également parler de Matthew McConaughey qui en une scène réussit à se placer au centre du film.

Si je n’ai pas détesté Le Loup de Wall Street, je suis assez déçue par ce nouveau Martin Scorcese. Dommage, j’aurais vraiment bien aimé adorer.

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4 réponses à “Le Loup de Wall-Street – Le Di Caprio Show

    • Tu as pu le voir finalement?
      Je pense qu’avec un film de 3h, c’est une critique qui ne pouvait pas ne pas apparaitre. Après je sais que certains de mes collègues n’ont pas vu le temps passer devant le film – j’imagine donc que ça dépend des personnes 😉

  1. Pingback: The Big Short : Le Casse du siècle – Les vrais loups de Wall Street | Boires et Déboires d'un Zéro Masqué·

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