Lovelace – Une histoire perfusée aux édulcorants

© Hélios Films

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Linda Lovelace, tout le monde la connait, au moins de nom. Il était donc normal qu’elle ait, elle aussi, droit à son biopic. Lovelace se base sur le roman que Linda a écrit dans les années 80.

Jeune fille de bonne famille, timide et naïve, Linda rencontre Chuck Traynor, un homme viril en qui elle voit l’homme idéal capable de lui faire accéder à une liberté que sa famille très stricte et religieuse lui refuse. C’est Chuck qui d’ailleurs l’encouragera à faire un film pornographique, Gorge Profonde qui fera d’elle une star. Mais derrière cette façade heureuse, la vie de Linda est loin d’être rose.

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Lovelace n’est pas bon. Le scénario est trop gentillet, trop propre sur lui, trop aseptisé, trop décidé à atténuer les faits pour ne pas se faire interdire au public le plus jeune. Le problème, ce n’est pas tant l’absence de scènes de sexe que la violence de pacotille dont fait preuve Chuck – qui rappelons le, était en réalité un véritable tortionnaire.

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De même la Linda qui nous est présentée dans la première partie du film est bien trop insipide et bébête pour que l’on s’attache réellement à elle. La première partie nous dépeint un quasi conte de fée que notre héroïne semble bien contente de vivre. Et à cause de cela, la deuxième partie perd de sa force et le personnage de Linda devient franchement bancal. Dépeinte comme une gourde assez potiche, Linda Lovelace est bien loin de la femme forte et engagée qu’elle était en réalité.

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La jolie performance d’Amanda Seyfried ne parvient pas à donner une autre dimension au personnage. Peter Sarsgaard est assez bon en Chuck Traynor, surtout dans cette deuxième partie où nous découvrons la vraie personnalité de ce manipulateur égoïste. Chapeau bas également à James Franco qui en une scène dépeint un Hugh Hefner mielleux et immonde au possible. Mais le vrai coup de poing du film, c’est Sharon Stone en bigote coincée. Elle est méconnaissable.

Des jolies performances d’acteurs donc qui ne parviennent pas à sauver un Lovelace qui pèche aussi par sa réalisation assez banale et sans panache.

Vous pouvez faire sans.

Sans titre

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2 réponses à “Lovelace – Une histoire perfusée aux édulcorants

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