Mangez-le si vous voulez au théâtre Tristan Bernard – Cynisme et humour noir

© Fouic Théâtre

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Une amie qui avait eu de bons échos sur la pièce Mangez-le si vous voulez m’a proposé d’aller la voir en sa compagnie. Le résumé étant alléchant – c’est le cas de le dire -, j’ai immédiatement accepté.

L’histoire qui nous est racontée sur scène est celle d’Alain de Monéys, un jeune homme honnête et aimable qui  lors d’une foire de son village se fait lyncher, torturer, tuer et manger par la foule devenue folle.

Avec un sujet pareil, vous imaginez bien que la pièce est remplie d’humour noir et de cynisme. Les répliques sont croustillantes, piquantes et font souvent sourire par leur finesse. Elles sont toutes déclamées avec talent par Jean-Christophe Dollé qui livre une performance éclatante. Incarnant tour à tour chacun des personnages de cette farce absurde, cruelle et malheureusement vraie, le comédien nous charme par son énergie et sa capacité à moduler sa voix et ses expressions en fonction des protagonistes qu’il représente.

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L’acteur n’est pas seul sur scène.  Il est accompagné d’une jeune femme, Clotilde Morgiève. Cette dernière a deux rôles : l’un muet dans lequel elle cuisine, faisant quelques mimes par-ci par-là et l’autre où elle interprète l’amoureuse du héros. Bien que je comprenne l’intérêt et l’ironie de faire se jouer le drame dans une cuisine, je dois vous avouer que la place donnée à la jeune femme m’a énervée – et c’est d’ailleurs la raison qui modère un peu mon enthousiasme pour Mangez-le si vous voulez.

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Accompagnant le couple d’acteurs, deux musiciens ponctuent la pièce de compositions qui permettent à l’atmosphère de s’installer définitivement.

La mise en scène apporte une autre dimension décalée au texte – cette cuisine mouvante d’où surgit parfois une tête ou le bras de l’acteur principal, vit et évolue au rythme de l’histoire écrite par Jean Teulé. Elle donne un rythme effréné à l’action et tourne entièrement autour des mimiques effervescentes du génial Jean-Christophe Dollé.

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Ça pétille de noirceur et pendant 1h20 vous êtes captivés par le ballet du comédien principal et cette histoire invraisemblable et décalée.

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