Mea Culpa – Ou quand un titre te raconte la fin du film

© Gaumont Distribution

© Gaumont Distribution

Fred Cavayé est renommé dans le milieu du thriller français. Malgré cela je n’ai vu aucun de ses films. Ma première approche du bonhomme a donc été à travers son dernier film Mea Culpa.

Simon est un ancien flic qui perd tout après un accident de voiture. Devenu convoyeur de fonds, il tente de renouer avec son fils Théo, un garçon de 9 ans. Lorsque lors d’une corrida, ce dernier est le témoin malheureux d’un assassinat, et se retrouve  dans la cible de mafieux. Afin de sauver son fils, Simon se tourne vers Franck, son ancien collègue qui travaille toujours dans les forces de l’ordre.

© Gaumont Distribution

© Gaumont Distribution

Clairement Mea Culpa se veut être un film d’action avec des retournements de situation et un twist final original. Le problème, c’est que très vite vous allez comprendre le gros secret sous-jacent sur lequel se fonde tout une partie de l’histoire. Il faut dire que le titre le révèle déjà en grande partie, et il ne faut pas être Einstein pour résoudre ce pseudo-mystère. Forcément la force du scénario en prend un sacré coup. On ne s’ennuie pas mortellement, mais on est loin d’être captivé.

© Gaumont Distribution

© Gaumont Distribution

Les personnages sont pas hyper intéressants non plus. Les deux flics meurtris par le passé, un peu borderline et violents, prêts à tout pour protéger leurs familles, c’est un poncif du genre. Vincent Lindon et Gilles Lelouche ont le physique de l’emploi mais en dehors de ça, ils n’arrivent pas à passionner ou à nous emporter dans l’histoire. Ils marmonnent beaucoup, et ne transmettent aucune émotion. Ils s’opposent à des méchants mafieux baraqués sans aucune personnalité, qui sont aussi terrifiants (et efficaces) que des barbapapas – se faire semer plusieurs fois par un garçonnet, pour un redoutable malfrat, c’est un peu la honte.

© Gaumont Distribution

© Gaumont Distribution

En plus de son grand manque d’intérêt scénaristique, Mea Culpa souffre beaucoup d’une réalisation efficace mais souvent assez laide. La scène initiale supposée montrer la vie paisible de nos deux amis avant l’accident alterne flou et sur-luminosité. Pas très original et même assez irregardable. Puis nous basculons dans l’après, et là, nous avons le droit à un montage assez saccadé et à des ombres plus prononcées, le tout ayant la finesse d’un éléphant obèse.

Le tout me fait dire que ce n’est pas encore avec Mea Culpa que le cinéma français retrouvera ses lettres de noblesse.

Sans titre

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s