Dallas Buyers Club – The Matthew and Jared show

© Anne Marie Fox

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Dallas Buyers Club fait beaucoup parler de lui récemment à cause des très nombreuses nominations aux Oscars et de ses victoires toutes aussi nombreuses aux Golden Globes.

Ron Woodroof est un vrai cowboy texan, un peu arnaqueur, macho convaincu, homophobe assumé et amateur de drogues et de jolies filles, deux choses qu’il consomme le plus possible sans aucune modération. Sa vie bascule lorsqu’il apprend qu’il a le SIDA et qu’il ne lui reste qu’un petit mois à vivre. Refusant cette mort annoncée, il décide de se battre contre la maladie et se lance dans la contrebande de médicaments.

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Avec un sujet extrêmement fort comme celui-ci, il était facile de tomber dans le larmoyant et le pathos. Heureusement Dallas Buyers Club ne sombre jamais dans cette facilité. Le récit est captivant, le parcours de cet homme si peu aimable à l’origine, qui se transforme sous nos yeux en être humain presque touchant, est raconté de manière sensible mais réaliste. Sa rencontre avec Rayon et leur relation amicale sont également traitées de manière pudique et sans misérabilisme.

© Anne Marie Fox

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Mais si Dallas Buyers Club est aussi fort, c’est grâce aux prestations sans faille de Matthew McConaughey et de Jared Leto. Le premier arrive parfaitement à nous montrer toute l’ambigüité de son personnage, cet homme frustre et égoïste qui s’ouvre aux autres sur le tard. Il est méconnaissable en tout – seul son fidèle accent reste le même tout au long du film. Jared Leto est bouleversant. Son rôle de Rayon est tout en délicatesse et il nous retranscrit parfaitement la force de ce personnage, pourtant durement traité par la vie. L’acteur est troublant, fascinant, humain à en mourir, et surtout sublime.

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La réalisation que Jean-Marc Vallée met en œuvre dans son film est précise, travaillée et pleine de sens. L’utilisation du son dans la scène d’ouverture est une mise en oreille parfaite et pourrait être le symbole du film et de sa finesse de réalisation. Le montage est également une petite merveille.

Il ne manque rien à Dallas Buyers Club, sur le papier, pour être un très grand film. Néanmoins, je n’ai pas été transportée et captivée par le film. Il m’a manqué une petite étincelle, ce petit truc en plus qui fait de films comme Mud ou Stoker des chefs-d’œuvre à mes yeux.

Sans titre

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3 réponses à “Dallas Buyers Club – The Matthew and Jared show

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