Monuments Men – Le film qui ne sauvera pas l’art

© Twentieth Century Fox

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George Clooney, le réalisateur, a à son actif de très bons films comme Good Night and Good Luck ou Les Marches du Pouvoir, qui mêlent divertissement et critique de la société. Avec son dernier film en date Monuments Men, George semble avoir eu envie de mélanger sujet engagé – la protection de l’art – et film de potes de type Ocean Eleven.

Fin de la Seconde Guerre Mondiale. Les Alliés gagnent du terrain en Europe face à aux Nazis. Pour le conservateur Frank Stokes, le risque de voir des œuvres d’art iconiques détruites est grand. Il se retrouve à la tête d’une équipe d’une dizaine d’hommes chargés d’identifier et de récupérer les sculptures, tableaux et autres chefs d’œuvre volés par les nazis.

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Monuments Men n’est ni bon, ni mauvais. Il fait pour moi partie de ces films que j’ai vus et qui est directement parti dans les limbes de ma mémoire.

Trop classique et pas assez complexe, le récit ne permet pas au film de devenir inoubliable. L’histoire est très simple, trop manichéenne : les gentils alliés se battent pour rendre les œuvres d’art volées à leurs propriétaires contre les méchants nazis qui les ont confisquées et les terribles Russes qui veulent également garder ces merveilles de l’humanité pour eux seuls. Les duos de personnages formés de façon un peu abrupte par le film fonctionnent tous sur le même système d’amitié vacharde. Leurs aventures de ces groupes s’alternent et à peine l’on commence à s’attacher à l’une de ces paires que le scénario nous en éloigne.

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Si parfois le film de George Clooney sonne juste, de temps en temps on a le sentiment d’être devant une farce grand guignolesque. Cela commence par le terrifiant accent de Cate Blanchett que Monuments Men essaye de nous faire passer pour une française. L’actrice se retrouve piégée dans la section de l’histoire la plus ridicule qui accumule les clichés sans intérêt et les platitudes La relation entre cette française et James Granger est aussi fatigante que lourde et pourtant elle occupe une (trop) grande partie du film.

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Le casting est très inégal. Bill Murray, Bob Balaban, Hugh Bonneville et John Goodman sont tous les quatre excellents : ils arrivent à créer des figures sympathiques et relativement humaines qui sortent un peu du lot. Mais Matt Damon et George Clooney sont fades et Cate carrément mauvaise.

Vraiment George, avec un sujet comme celui-là, tu aurais vraiment pu faire mieux.

 

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