La Légende d’Hercule – Quand le héros devient zéro

© Metropolitan FilmExport

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Les péplums bodybuildés ont la cote en ce moment à Hollywood. Après Pompei et 300 : la naissance d’un empire, c’est au tour de La Légende d’Hercule de débarquer sur nos écrans.

Fils de la reine Alcmène et de Zeus, Hercule est destiné à de grandes choses. Mais pour l’instant, il batifole en toute innocence avec la princesse crétoise Hébé. Mais c’est à son frère Iphiclès que leur père destine la belle. Exilé et trahi, il est vendu comme gladiateur. Avec l’aide de Sotiris, il va tenter de récupérer la femme qu’il aime, son royaume et de devenir le héros qu’il a toujours été destiné à être.

Affligeant est un mot qui convient parfaitement à cette catastrophique Légende d’Hercule. Le scénario n’a rien de très intelligent, et il comporte quelques aberrations mythologiques qui donneraient des boutons à Aphrodite elle-même. Si néanmoins votre bonté d’âme et capacité à pardonner réussissait à mettre de coté le catastrophique du récit, il est fort probable que cette fin ahurissante de bêtise et d’incohérence ait raison de vous.

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Outre la 3D qui pique sévèrement les yeux, la réalisation utilise une surabondance de ralentis – je vous jure, ils doivent représenter au moins 30 minutes du film. Les ralentis bien utilisés c’est top, il suffit de voir les films de Wes Anderson pour en avoir une preuve. Mais ici, ils arrivent tellement comme des cheveux sur la soupe, dans une piètre tentative d’imitation de 300 que ça en devient risible et profondément ridicule.

La Légende d’Hercule peut également se targuer d’avoir des effets visuels à vomir. C’est tellement laid et grotesque qu’à côté Sharknado mériterait d’avoir un oscar pour les meilleurs effets spéciaux. Le moment où Hercule sort son fouet éclair – sorte de sabre laser de l’antiquité, qui le transforme en X-Men de pacotille – est un grand moment de souffrance visuelle. De manière globale, la réalisation de Renny Harlin est affligeante.

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Le jeu des acteurs est également un grand moment de solitude. C’est simple, le casting semble trouver judicieux de crier continuellement à travers la totalité du film. Les pauvres ont dû finir avec les cordes vocales en compote. Kellan Lutz a beau avoir des jolis muscles et avoir un maquillage moins pire que dans Twilight, il reste assez plat et sans relief.

Bref, à moins d’être masochiste, je vous conseille fortement d’éviter la Légende d’Hercule !

 

 

Sans titre

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