Le Mud Day Paris 2014 – De la gadoue, du fun et du plaisir

10257963_616884645069092_7548221270501110094_nDepuis la première édition en septembre dernier, je rêve de participer au Mud Day – cette course à obstacle où la boue est reine. En ce doux mois de mai 2014, mon rêve est devenu réalité. C’est avec une équipe de trois camarades motivés qu’en ce dimanche 11 mai, j’ai débarqué à Beynes, paisible bourgade des Yvelines.

Une petite marche nous attend à l’arrivée du train. C’est au travers d’une colline verdoyante digne de la Petite Maison dans la Prairie que nous commençons l’ascension vers le camp militaire dans lequel se déroule l’épreuve. Arrivés au sommet, nous arrivons en vue du village.

DSCN1873Là, nous ne perdons pas de temps. Après récupération des dossards, dépôt des sacs aux vestiaires, nous nous lançons à l’eau – ou plutôt dans la boue, déjà bien présente sur le départ. Nous ajustons notre masque de super-héros juste à temps pour commencer l’échauffement. Nous sautons partout, le sourire aux lèvres, ravis de la bonne humeur qui habite notre vague de 13h. Les deux animateurs en treillis nous haranguent, et nous sommes remontés comme des coucous suisses – et déjà un peu essoufflés par cette épreuve zéro.

13h sonnent et nous sommes lâchés. Nous galopons et découvrons que la boue est bien présente. Tellement présente qu’il est difficile de courir sans glisser. Mais que diable, les chutes ne nous font pas peur.

DSCN1891Assez rapidement le premier obstacle arrive : le Crawling time. Je me jette pleine d’enthousiasme au sol et rampe avec fougue et ardeur. L’obstacle franchi, mes genoux, déjà couverts d’égratignures me jettent des regards de reproches. Tant pis, vaille que vaille, ma super troupe et moi-même repartons à l’assaut de la boue.

Un peu plus loin, se dresse déjà l’obstacle n°2 : un mur de corde – comme ceux de notre enfance. Nous le survolons sans difficulté et enchainons quasi directement avec la troisième épreuve : un tunnel noir – et caillouteux vous diront mes genoux – dans lequel il faut ramper.

Après ces obstacles plus psychologiques que réellement physiques, nous arrivons à l’une de mes terreurs du parcours : les murs. Ayant regardé à de moult reprises les vidéos expliquant comment franchir cet obstacle, je m’élance, me hisse presque en haut du mur et me retrouve bien embarrassée, accrochée en haut du mur sans aucun souvenir de comment je suis sensée passer de l’autre côté. Heureusement, l’un de mes camarades resté à l’arrière – et surement plus réaliste que moi sur mes capacités physiques réelles – me donne un petit coup de « pousse » – non sans avoir avant dû écouter mes ronchonnements à grands coups de « je vais y arriver seule ».

Sans titre1Une fois ces terribles murs franchis – avec une facilité un peu énervante par mes petits camarades -, nous nous regroupons et franchissons comme des cabris dopés l’obstacle numéro cinq : des petits fossés dans lesquels un feu brule paisiblement. Un ravitaillement en eau bien mérité nous attend juste après ces derniers.

Mais pas le temps de – trop – souffler, nous voilà pataugeant de nouveau dans la boue puis sautillant par-dessus des bottes de paille et roulant sous des rondins de bois pour franchir l’obstacle n°6, le Up & Down.

Vient alors le moment de mouiller le maillot avec le Waterslide – un toboggan géant qui nous fait arriver dans une boue liquide et moelleuse qui appelle automatiquement à des lancers de boue entre co-équipiers. Puis vient une charmante pente à 85% en haut de laquelle nous parvenons cahincaha à nous hisser grâce à une corde boueuse.

C’est couverts de boue mais pleins de courage que nous nous jetons ensuite dans l’Ice Crime, ce bac d’eau glacée qui raffermit les chairs et nous donne l’air de chiens mouillés. Pas le temps de se réchauffer avant l’obstacle suivant : les échelles horizontales. Un nouvel échec pour moi – entre les mains gelées et les barres glissantes, je finis très vite dans l’eau. Comme certains de mes collègues aussi, nous en profitons pour nous éclabousser comme des gamins – quitte à être mouillés…

Vient ensuite une longue période de course dans la boue avant le prochain obstacle, le plus boueux de tous, le Cross Over Mud Mountain. Devant nous se dressent 3 montagnes de bouillasse si terribles que nombres de chaussures y ont disparues à jamais. Nous nous lançons à l’assaut, bien déterminés à ne pas perdre nos pieds. Mais voilà, les montagnes de boue sont traitres, et voilà un de mes pieds happé par une mare boueuse. Ne désirant pas s’embourber eux aussi, mes camarades me regardent en riant et continuent leur route. Après un combat acharné, je finis par libérer mon petit peton et continuer ma course en compagnie de mon équipe.

Nous passons ensuite sous des barbelés envahis par l’eau dans l’Underworld avant d’arriver au ravitaillement nourriture du parcours. Là de charmants jeunes hommes (et également des jeunes femmes pour mes équipiers masculins) nous donnent la becquée.

Rassasiés et désaltérés, nous repartons plein d’énergie, traversons la Deezer Room, une pièce sombre éclairée par des flashs de lumière et dans laquelle retentit de la musique. Nous débouchons ensuite sur le treizième obstacle, le Dark crawling, où dans une semi-obscurité nous rampons sous des barbelés – à ce stade là, mes genoux sont presque en grève.

Un peu plus de course dans la boue, et nous voilà en bas d’une colline où nous attendent des sacs de sable. Les garçons en prennent chacun deux et dans ma volonté de ne pas être le maillon faible de l’équipe je m’apprête à faire pareil. Sauf qu’un petit problème se pose à moi : je n’arrive même pas à soulever les deux sacs. Tant pis, j’accepte le sac unique brandi par une âme charitable et gambade vers mon équipe, la double et galope devant. Fière, j’arrive au pied de la colline avant mes camarades, jette mon sac à terre et ne vois pas la grosse flaque de boue dans laquelle je chute lourdement sous les rires.

L’étape suivante de notre parcours consiste à descendre des seaux vides, à les remplir de boue liquide en bas et à les remonter en haut de la colline afin d’asperger nos petits camarades de boue. Une activité fort distrayante qui achève de souder notre petite équipe.

Après avoir franchi une rivière de boue, avoir été prisonnier d’un grand filet comme des poissons, pris l’électricité en rampant sous des petits fils électriques, nous gravissons une colline en haut de laquelle se trouve une barrière en bois d’environ 4m de haut. Ce dix-neuvième obstacle nous permet de prendre un grand bol d’air frais – le vent soufflant beaucoup sur les plaines de Beynes.

DSCN1928Une dernière course dans la boue et nous nous retrouvons face à l’affreux Tarzan Style, qui consiste à franchir un plan d’eau en se balançant de cordes en cordes. Si mes coéquipiers sont pleins d’entrain et décident de franchir l’obstacle, je me jette directement à l’eau histoire d’abréger mes souffrances et mes bras en forme de cure-dents.

Et voilà, nous sommes devant le dernier obstacle, le Sweet Shocks, une portion où il nous faut courir à travers des rideaux de fils électrifiés par intermittence. C’est en équipe que nous franchissons la ligne d’arrivée sous les hourras chaleureux de nos deux supportrices du jour.

Nous recevons notre Mud Bière et essayons de la savourer au maximum – la majorité finissant malheureusement à coté de notre bouche à cause de nos tremblements intempestifs.

Mais pas le temps de se laisser abattre, c’est l’heure de la douche. Collective. En extérieur. Avec de l’eau froide. Définitivement l’obstacle le plus dur de la journée, il est pourtant le plus nécessaire. Nous frottons de tout notre cœur mais rien n’y fait, quand il n’y a plus de boue, il y en a encore.

IMG_0831Mais au final qu’importent la boue, les bleus, les égratignures, les courbatures et le reste : cette course m’a permis de me surpasser, de m’amuser, de rire aux éclats et de crier de frustration, elle m’a donné l’occasion de partager une expérience superbe avec une équipe géniale de garçons complètement fous.

Pas besoin d’avoir un niveau physique impressionnant pour participer au Mud Day – si vous avez comme moi, un niveau moyen, une super équipe et l’envie de tout déchirer, foncez !

 

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2 réponses à “Le Mud Day Paris 2014 – De la gadoue, du fun et du plaisir

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