Godzilla – Monstrueusement mauvais

© Warner Bros. France

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Après Pacific Rim l’année dernière, les monstres envahissent de nouveau nos écrans. Cette fois-ci, c’est le lézard géant le plus connu du monde, Godzilla, qui joue les têtes d’affiche sous la houlette de Gareth Edwards, auteur du faux-film de monstres Monsters.

 

Au Japon, Joseph Brody travaille dans une centrale nucléaire. Tout bascule lorsqu’un incident tragique survient, irradiant la zone et déchirant sa famille. 15 ans plus tard, il mène toujours l’enquête sur ce qui s’est réellement passé ce jour là. Avec son fils Ford, ils découvrent que des monstres gigantesques sont à l’origine de cette catastrophe, des monstres qui comptent bien ne pas s’arrêter là.

 

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Dans ce Godzilla, il y a un vrai problème de scénario. A partir du moment, où le film est lancé, les incohérences se multiplient. Parfois simplement difficilement crédibles, les problèmes de scénario deviennent parfois vraiment ahurissants et aberrants. Aucun personnage du film ne semble capable de prendre une décision un minimum intelligente ou logique. Notre Ford Brody, désigné héros du film, semble être un aimant à problèmes, les monstres attendant gentiment qu’il se pointe quelque part avant de s’y rendre et de tout ravager.

 

© Warner Bros. France

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Un scénario assez risible donc, qui n’hésite pas à nous proposer certains protagonistes qui pourraient être intéressants s’ils ne servaient pas autant à rien. C’est le cas de l’équipe des deux braves professeurs, joués par Ken Watanabe et Sally Hawkins. Si le premier a quelques lignes de dialogues, il ne sert qu’à annoncer d’une voix grave des phrases scientifico-mystiques que personne n’écoute. La deuxième a un rôle de potiche quasi-muet qui ne mériterait même pas d’exister.

 

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D’ailleurs en termes de casting, je suis au regret de vous annoncer qu’Aaron Taylor-Johnson, d’ordinaire si bon, est ici assez catastrophique. Mais surtout, le pire des acteurs du film reste Godzilla. Le lézard géant est ici un gentil lézard, poli et serviable qui aime aider les humains à résoudre leurs problèmes. Il ressemble donc au plus célèbre des monstres gentils, à savoir ce bon gros Casimir. Godzilla a la carrure du bibendum Michelin, et la démarche d’un petit bébé. Bref, Godzilla est ridicule.

 

Quand on sort du film, on oscille entre le choc traumatique et l’envie de revoir le Godzilla de Roland Emmerich, qui finalement n’était pas si mauvais que ça.

Sans titre

 

 

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