Le Festival Solidays 2014 – Dansons sous la pluie

106147-solidays-2014-programme-artistes-et-reservations-219x300Après l’aventure Fête de l’Humanité les pieds dans l’eau, je voulais passer un festival au soleil et ai donc pris mon pass 2 jours au Solidays, le festival solidaire qui se déroule chaque année au mois de juin. Au programme, du lourd : Franz Ferdinand, FAUVE, Hollysiz, Patrice, Vitalic et bien d’autres encore.

Mais malheureusement pour ma pomme, en ce samedi 28 juin, il fait froid et il pleut. Tant pis, après tout j’ai fait le Mud Day et la boue c’est donc un peu mon métier.

IMG_0848A peine arrivées, ma camarade et moi-même nous dirigeons vers un chapiteau coloré pour assister à notre premier concert de la journée Cats On Trees. Mais voilà, le chapiteau n’est pas grand et il est déjà rempli. Nous nous retrouvons sous la pluie, la scène cachée par les parapluies des gens devant nous qui semblent ne pas connaitre l’existence de la capuche. Cette position plus qu’inconfortable n’est pas compensée par la musique qui bien que jolie, est bien trop lente et molle. Nous tenons jusqu’au célèbre Sirens Call et partons sans regret et avec un début de vague à l’âme vers une autre scène.

Sans titreNos oreilles à l’affût nous mènent jusqu’à la scène Bagatelle, où nous faisons notre première vraie bonne découverte du festival : Lyre Le Temps. Leur musique pleine de peps, leur beat dansant et leur énergie époustouflante nous font oublier la pluie. Et c’est sur l’excellent Looking Like This que nos pieds commencent à s’agiter, nos mains à se lever et à frapper en rythme. Le Festival débute enfin.

Après ce coup de frais et cette recharge d’énergie bienvenue, nous allons au bar Desperados pour prendre quelques clichés au super photomaton mis en place par la marque.

Retour à la scène Bagatelle pour Deluxe. Une autre jolie découverte. Décalée et groovy, la musique de la formation française nous met tous en joie et des pogos conviviaux commencent à apparaitre au milieu de la fosse. La pluie tombe de plus en plus drue mais qu’importe, la bonne humeur communicative de Deluxe apporte la chaleur et le soleil que la météo nous refuse. Le swing rayonnant de Pony nous emporte loin de la boue qui se forme progressivement sous nos pieds.

Détour rapide ensuite par le set de Rodrigo y Gabriela. Le duo de guitaristes nous fait voyager avec ses rythmes endiablés et continue de nous faire bouger dans tous les sens.

Entre Danakil et moi, le courant passe moins. Peut être déjà car les paroles sont en français. Peut être aussi car le groupe fait beaucoup sa promo – un peu trop peut être pour moi qui ne les connais pas du tout. Le reggae du groupe a également un rythme plus lent, plus planant, qui ne s’accorde pas vraiment avec la pluie qui elle redouble d’intensité, nous trempant jusqu’à la moelle. Un rendez-vous un peu manqué pour moi, mais ma camarade est elle enthousiaste.

Devant la scène Paris, nous regardons d’un œil le Parov Stellar Band et swingons tranquillement en savourant notre kebab.

IMG_0869La nuit est bien là quand nous nous dirigeons pour la dernière fois de la soirée vers la scène Bagatelle pour le concert de Gesaffelstein. Une atmosphère de folie pour ce concert à l’ambiance trippante. On se croirait dans un autre univers, loin de la pluie, loin de la boue. Tout le monde danse ensemble, profite ensemble des sons électroniques du français. C’est un set de grande qualité qui nous est offert.

Mais, les vêtements mouillés commencent à peser, et malgré mon envie folle de rester pour Franz Ferdinand, je n’écoute que les deux premiers morceaux – Right Thought et Take Me Out – et regagne mes pénates.

Le lendemain, c’est pour Yuksek que nous arrivons. Problème : ce dernier joue dans la Green Room Heineken, un espace minuscule. Reléguées à l’extérieur, nous devons nous contenter d’un son assez mauvais et c’est la mort dans l’âme que nous partons.

IMG_0887Après un (très) court passage par la scène Paris où se produit Vanessa Paradis, nous nous préparons à l’évènement de la journée : le concert de Patrice. Et quel concert mes amis ! Déjà le soleil revient pointer son nez : il faut dire qu’avec les mélodies radieuses et l’énergie étincelante de cet artiste, il n’avait pas d’autre choix. Patrice nous livre un véritable festival – il monte sur les piliers de la scène, descend près du public, saute, joue de la guitare et met le feu à la foule. Sur Cry Cry Cry, tout le monde chante, sur Boxes, la foule danse joyeusement, sur Soul Storm, nous sautons tous en chœur. Un set magnifique qui ne pouvait être mieux qu’en étant plus long.

A peine le temps de se remettre, et c’est déjà l’heure de Metronomy. Étrangement le groupe commence par ses chansons les plus connues – Love Letters et The Look. Un très joli moment où nous profitons du soleil couchant en tapant des pieds.

IMG_0882Puis vient Woodkid. La foule est compacte pour cet avant dernier concert de la journée. Ce set sera pour moi le dernier. En effet, le début du concert est lent, sans rythme, sans élan. D’ailleurs, les gens semblent s’ennuyer profondément – ils parlent entre eux, et beaucoup partiront carrément avant la fin. Si j’aime beaucoup écouter Woodkid chez moi, quand j’écris un article, j’ai réalisé qu’en festival, il était à l’opposé de ce que je voulais écouter.

Car Solidays m’aura fait réaliser cela : si le show est bon, enthousiaste, énergique et lumineux, peu importe la météo – le plaisir sera là. Et à l’heure où j’écris, je ne regrette absolument pas la pluie et le froid – qu’importe, puisque la musique était bonne.

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2 réponses à “Le Festival Solidays 2014 – Dansons sous la pluie

  1. Ouch… Que la critique est dure pour Woodkid. Si j’ai bien suivi votre histoire, vous n’êtes pas resté jusqu’à la fin. Et ça se voit. Toute la beauté du show de Woodkid tient dans sa montée en puissance, s’accordant pour l’occasion avec la tombée de la nuit. En effet ça commence très doucement, en rupture totale avec le reste du festival, mais pour finir beaucoup plus haut que tous les autres concerts. La scénographie, l’énergie des musiciens sur scène, le dynamisme et le travail de l’éclairage, la musique bien sur, la foule en transe, autant d’éléments qui ont fait pour moi de ce concert le meilleur du festival, loin devant d’autres têtes d’affiche parfois décevantes…

    • Oui, quand nous partions, il nous a semblé entendre que le tout s’emportait, mais c’était pour nous trop tard.
      Je ne dis pas (vraiment) que le show était mauvais, juste qu’il n’était pas pour moi (et a priori pas non plus pour mes voisins du fond qui ont pris la poudre d’escampette en même temps que moi).
      Woodkid m’a déçue mais je l’écoute toujours – je suis pas rancunière pour un penny 😉
      J’espère que vous avez passé un bon festival malgré les déceptions. (d’ailleurs je serais curieuse de savoir lesquelles? 🙂 )

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