Théo Ceccaldi Trio Au Paris Jazz Festival – Plus contemporain que jazzy

Affiche-Paris-Jazz-FestivalL’année dernière, j’avais utilisé mon Pass Jeunes pour Classique au Vert et j’étais tombée amoureuse de Nemanja Radulovic. Cette année, j’ai décidé de changer et d’aller jeter un coup d’œil au Paris Jazz Festival. Même endroit, même chapiteau, mais en place de Nemanja, un trio jazzy original – et totalement inconnu de moi – le Théo Ceccaldi Trio.

L’ensemble se compose d’une guitare – tantôt électrique, tantôt classique -, d’un violon et d’un violoncelle. un mélange assez original. Ces membres déclarent être un groupe de « jazz de chambre ».

IMG_1139Le concert commence sous le soleil timide de ce samedi après-midi par le très long titre Excusez-moi. Une entrée en matière sympathique qui oscille entre musique douce et mélodieuse et interruption violente et colérique de la guitare. Les pizzicatos de ce morceau sont un véritable échange complice entre les 3 instruments. Alors oui c’est sympathique et original et les interprètes vivent véritablement leur musique. Mais dans ce premier morceau, nous sommes selon moi plus proche de la musique contemporaine que du jazz.

IMG_1152Tiding Ting arrive ensuite. Le morceau est indéniablement surprenant. Le violon est utilisé comme une guitare la majorité du temps. Le violoncelliste produit des sons étranges en jouant tantôt sur la tige tantôt en trainant son archer le long de son manche. Une atmosphère bizarre et étonnante que l’on sent réellement travaillée et qui parfois explose grâce à des passages où guitare électrique, violon et violoncelle laissent éclater leur violence et leur lourdeur dans une ambiance rock proche de celle des reprises de Metallica par Apocalyptica.

IMG_1144C’est le troisième morceau, Lucien Le Chat qui est le plus jazzy de tous. Après un jeu sur les sonorités musicales, la guitare prend une mélodie très enjouée et entrainante – plus proche d’une mélodie de jazz classique – et le violoncelle prend le rôle de la contrebasse. Ce dernier réalise même un long solo en pizzicato impressionnant.

Le concert se termine sur Beat Often où c’est au tour de la guitare électrique d’avoir son moment de gloire solitaire. Un morceau enjoué et agréable qui montre toute la passion des musiciens présents sur scène.

IMG_1147Une performance qui ne peut qu’impressionner par son intensité mais qui malheureusement ne m’a pas emballée. J’attendais du jazz atypique grâce à ses instruments mais classique dans ses mélodies et il m’a semblé au final plutôt être en face de musique contemporaine légèrement teintée de swing. Sachant que la musique contemporaine et moi sommes loin d’être les meilleures amies du monde, je reste sur une impression mitigée – pas désagréable, mais pas positive non plus.

Reste le bonheur d’avoir fait plaisir à nos oreilles au soleil, entourés de verdure et de nature.

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