L’exposition l’Etat du Ciel au Palais de Tokyo – Fantastique, beau, créatif

Depuis mon expérience assez décevante l’année dernière, je n’étais pas retournée au Palais de Tokyo. Mais Pass Jeunes oblige, j’y suis retournée cette année pour cette exposition au titre mystérieux : L’Etat du Ciel.

IMG_1596-2 L’Etat du Ciel est une exposition assez hétéroclite mais globalement passionnante. Tout commence par la section Nouvelles histoires de fantômes de Georges Didi-Huberman et Arno Gisinger. D’un petit balcon nous pouvons voir de nombreux films projetés sur le sol en contrebas. Nous pouvons reconnaitre Le Cuirassé Potemkine d’Eisenstein, La Mère de Poudovkine ou encore Vivre sa Vie de Godard. C’est intéressant mais le message est très difficile à percevoir.

IMG_1602-2 Après cette première salle, l’exposition se poursuit par mon gros coup de cœur : l’œuvre Bastards d’Ed Atkins. Il s’agit d’un triptyque vidéo autour d’un personnage et de ses errances et dérives psychiques. Les monologues de cet antihéros oscillent entre colère, lamentation, supplication et sont accompagnés par des moments musicaux et effets sonores parfaitement accordés aux paroles. Le travail sur l’image est également exceptionnel : la vidéo faite d’images de synthèse est tantôt nette, tantôt floue, parfois surexposée, quelque fois abstraite. Elle reflète visuellement parfaitement le rythme dissolu du discours du personnage. J’ai simplement été hypnotisée par ce poème surréaliste sur la déchéance. C’est fort, c’est beau, c’est puissant et j’aurais pu passer des heures devant les 3 écrans de cette salle.

IMG_1615-2 Le troisième temps fort de L’Etat du Ciel est sans aucun doute Aujourd’hui le monde est mort de Hiroshi Sugimoto. Cette œuvre multiple met en scène avec une grande ingéniosité un monde après la fin de l’humanité. Ou plutôt les fins possibles de l’humanité puisque l’œuvre propose plus d’une trentaine de scénarios différents expliquant la disparition de l’homme. Ces dystopies sont chacune racontées par un personnage différent et commencent toutes par la très mélancolique phrase «  Aujourd’hui le monde est mort, ou peut être hier, je ne sais pas ». Ces textes manuscrits sont accompagnés par des objets faisant écho directement à la raison ayant causée la fin du monde. Ingénieux, certains de ces faux-témoignages semblent malheureusement étrangement réalistes.

Vous l’avez compris, courrez-y ! Les œuvres d’Ed Atkins et d’Hiroshi Sugimoto sont simplement stupéfiantes et d’une beauté et d’une créativité à couper le souffle.

Découvrez-plus de photos en cliquant ici !

Exposition l’Etat du Ciel
Palais de Tokyo
Jusqu’au 7 septembre 2014

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