Le concert de retour des The Libertines au Zénith – Paradis des fans

the-libertines-zenith-320x48030 Septembre 2014 – Nous entrons dans un Zénith surchauffé et déjà bouillant. Et pourtant la première partie n’a pas commencé.

C’est Cuckoo Lander, une chanteuse britannique qui ouvre le bal. Un petit coté Yeah Yeah Yeah, une voix vibrante, des rythmes rock dynamiques et pêchus, et des chansons vraiment prenantes comme Dumb Dee Diddy Dumb, il n’en faut pas plus pour que la salle commence à chauffer.

Ce petit mais très joli set terminé, la foule de plus en plus compacte attend les Libertines. Malheureusement, ce ne sont pas eux mais le groupe espagnol Deers qui arrive. Une deuxième première partie avec une balance vraiment pas folle, et surtout avec un groupe qui peine sincèrement à convaincre. Manque d’énergie, de rock & roll attitude, que sais-je. Le feeling ne passe pas. Les gens discutent, s’interrogent sur la probabilité de l’absence de Pete et angoissent sur la possibilité d’un concert trop court.

Puis, les Deers sont un peu brutalement sorties de la scène, et les balances des Libertines commencent. Et s’éternisent un peu.

Et puis, le noir. L’écran clignote et le nom des Libertines apparait, déclenchant les hurlements du public – public plutôt masculin, il faut dire. La foule se déchaine quand Pete Doherty – et son éternel chapeau -, Carl Barât – qui porte l’emblématique veste rouge du groupe – , John Hassal et Gary Powell entrent sur scène.

Les premières notes de The Delaney à peine jouées, la foule se rue vers l’avant en un cri d’extase à la façon d’un tsunami. Un pogo géant se met en place, les verres volent, les spectateurs chantent en cœur – à ce moment là, le côté culte des Libertines et de ses deux leaders est indéniable.

© Benoit Rony

© Benoit Rony

Nous voilà partis pour presque deux heures de concert lors desquelles nous aurons la chance d’entendre la quasi-totalité des chansons du groupe. Les morceaux s’enchainent à une vitesse folle et c’est avec plaisir que nous découvrons la complicité retrouvée entre Pete et Carl. Ils partagent leur micro, changent de place, et semblent sérieusement s’amuser : le temps de la discorde semble être bel et bien fini.

Sur Music When The Lights Go Out, le duo arrive à ensorceler la foule et à calmer la fougue un peu hystérique déclenchée par les premiers morceaux. L’enchainement avec l’excellent What Katie Did se fait de manière parfaite. Lors de cette dernière chanson, le public est véritablement le 5ème homme du groupe et hypnotisé, chante de tout son cœur. Sur l’hymne Can’t Stand Me Now, le drapeau des libertines apparait sur l’écran géant au dessus de la scène et la complicité entre les deux leaders semble plus forte que jamais.

Au milieu des guitares électriques saturées et des solos de batterie, nous avons le droit à deux morceaux acoustiques. Carl Barât nous propose la très jolie The Ballad of Grimaldi tandis qu’une vingtaine de minutes plus tard Pete Doherty met tout le monde d’accord avec le mythique Fuck Forever.

Après un final couplant Don’t Look Back Into The Sun et The Good Old Days, le concert se poursuit par un rappel énergique qui commence par What Became of the Likely Lads et se clôture par l’explosif I Get Along.

C’est au cours de ce climax terminal que Pete Doherty lâche sa guitare, donne un coup de pied dans le micro, saute sur le dos de Carl Barât et tombe sur la batterie entrainant son ami avec lui.

Une fin épique pour un concert vraiment bluffant. Les applaudissements fournis, la chaleur ambiante étouffante et les hourras extatiques de la foule en nage le confirment : Les Libertines sont de retour et ils sont toujours aussi immenses.

 

 

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