Sin City : J’ai tué pour elle – La reine Eva

© Sony Pictures Releasing GmbH

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Sorti en 2005, Sin City, le film de Robert Rodriguez, faisait sensation. Visuellement bluffant, il a marqué les esprits. Après une attente de presque 10 ans, la suite Sin City : J’ai tué pour elle arrive enfin sur nos écrans.

Dwight McCarthy voit revenir dans sa vie Ava Lord, une femme aussi belle que mystérieuse. Johnny, un jeune joueur très confiant, débarque à Sin City et affronte aux cartes le diabolique sénateur Roark. Quant à Nancy Callahan, dévastée par la mort de John Hartigan, elle planifie lentement sa vengeance.

Sin City : J’ai tué pour elle est très loin d’atteindre la perfection du film originel. Même si j’étais sincèrement enthousiaste à la sortie du film, plus j’y repense et plus mon engouement retombe.

Le film se divise, comme son prédécesseur, en trois histoires. Le plus gros souci est le manque de liaison et le profond déséquilibre entre les trois récits. Celui centré sur Dwight est le plus complet et les deux autres font pâle figure à côté. Le passage consacré à Nancy aurait pu être passionnant s’il n’était pas aussi rapidement expédié et si le fantôme d’Hartigan n’était pas aussi présent. The Long Bad Night est déjà plus intéressant et sa fin, brutale et expéditive, totalement dans le ton du film.

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Sin City : J’ai tué pour elle compense ses histoires parfois un peu légères avec un casting impressionnant. Mickey Rourke est toujours aussi viscéral en Marv. Jessica Alba est une sublime Nancy, sombre et torturée qui se laisse envahir par la vengeance et la haine. Les petits nouveaux du casting sont également géniaux. Joseph Gordon Levitt arrive à faire de son personnage le plus aimable – et le plus classe – de tout le film. Mais celle qui marque vraiment les esprits, c’est la magnifique Eva Green. Impeccable, elle fascine, attire, et manipule le spectateur à sa guise. Elle est renversante.

Les caractéristiques esthétiques de Sin City sont toujours là. Malheureusement le jeu avec les couleurs n’est pas aussi bien utilisé qu’auparavant – hormis quelques belles exceptions parmi lesquelles les yeux verts glaçants d’Ava Lord. Heureusement quelques chouettes idées de cadrage et la plastique agréable du tout compense cette petite déception.

Sin City : J’ai tué pour elle est jouissif et divertissant, mais il n’a pas l’aura que pouvait avoir son prédécesseur. Quand on pense que cela fait une décennie qu’on l’attend, on peut légitimement être un peu déçu.

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Une réponse à “Sin City : J’ai tué pour elle – La reine Eva

  1. D’accord avec ta critique, j’avais la même attente, le même enthousiasme, et au final je suis reparti avec la même déception.

    Pour Eva Green, elle très attirante, c’est un fait, mais je reproche un peu la facilité de Rodriguez qui ne la met en valeur qu’en la mettant à poil (en plus de certains effets de couleur réussis). Point de vue personnage, il n’y a rien.

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