Le Musée d’Art Moderne de Paris à la lueur de la lampe torche avec Paris Face Cachée – Presque une Nuit au Musée

IMG_2292Amateurs d’art éclairés, l’une des aventures proposées par Paris Face Cachée cette année, avait un résumé qui aurait donné l’eau à la bouche à n’importe quel grand enfant amateur d’art : celui de se balader la nuit dans un musée avec une lampe torche à la main.

C’est donc au Musée d’Art Moderne que nous avions rendez-vous au crépuscule. Ou plus précisément dans une petite impasse adjacente au bout de laquelle une énorme porte en fer nous fait pénétrer dans les entrailles du musée.

De ces souterrains secrets, nous accédons aux collections permanentes du musée par un escalier tout blanc dont le plafond est couvert de petits yeux dessinés par un graphiste décidément talentueux.

Dans la salle consacrée à l’École de Paris, la lumière émanant de la lampe torche de notre guide met en valeur le visage émacié et les mains squelettiques de la Femme en Rouge de Soutine.

Puis la lampe torche se pointe vers le Nu allongé à la toile de Jouy de Fujita, nous révélant les détails nichés dans les recoins de la toile, comme cette scène autour de Neptune glissée dans les draperies entourant le corps exposé de Kiki de Montparnasse. Mais surtout la lumière artificielle souligne de façon presque irréelle la translucidité de la peau nue du personnage central.

IMG_2297Après nous avoir abreuvé de petits détails sur chacune de ces peintures, notre guide nous dirige vers le Nu devant la glace de Pierre Bonard. A la lumière de la lampe, les couleurs et teintes de la peinture sont discrètement mises en valeur tandis que le halo de lumière caresse les traits de peinture de l’artiste. Et notre guide de nous glisser des anecdotes croustillantes et pertinentes : saviez vous par exemple que Bonard a toujours représenté sa femme comme si elle avait 20 ans même lorsqu’elle en avait 60 ?

Nous admirons ensuite un plâtre poli de Jean Arp, sur les courbes duquel se déroule un jeu d’ombre et de lumière, puis après deux œuvres de Simon Hantai et un tableau de Jean Dubuffet, et le Concept spatial, Attentes de Fontana dont les balafres paraissent d’autant plus signifiantes à la lumière de la lampe torche.

Notre virée nocturne se termine sur le gigantesque tableau de Robert Delauney, La Ville de Paris. La lampe torche permet de réellement décortiquer le tableau, ses différents aspects et le clair-obscur du musée permet quand même une vision globale presque irréelle de l’œuvre.

Une expérience étrange mais exceptionnelle, que cette Nuit au Musée. Une opportunité en or de se retrouver nez-à-nez avec des œuvres, de les voir sous un angle différent, et surtout d’avoir une partie du musée pour soi presque tout seul.

Un peu de déception quand même de ne pas avoir ma propre lampe torche et de ne pas avoir pu réellement explorer le musée à ma guise, telle une voleuse d’œuvre d’art ou un aventurier à la Indiana Jones. Et de ne pas avoir pu découvrir les réserves du musée qui j’en suis sure recèle de magnifiques trésors cachés. Une prochaine fois peut être ?

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2 réponses à “Le Musée d’Art Moderne de Paris à la lueur de la lampe torche avec Paris Face Cachée – Presque une Nuit au Musée

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