The Riot Club – La crème de la crème, Oxford version

© Nicolas Dove

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Une affiche avec des catchphrases telles que « Enivrant, à voir absolument » et une typographie tape à l’œil et surtout une bande-annonce punchy et un casting de jeunes hommes sexy. Voilà pourquoi je me suis retrouvée devant The Riot Club.

Une nouvelle année commence dans la prestigieuse université d’Oxford. Miles arrive pour sa première année. Très vite, il se trouve un rival de taille en Alistair, un camarade de classe. Pourtant, tous les deux vont être recrutés par la société secrète la plus fermée du campus : le Riot Club.

Le pitch vous parait familier ? Il faut dire que c’est peu ou prou celui de Skulls : Société Secrète, un film de piètre qualité sorti il y a quelques années et petit plaisir coupable de mon adolescence.

The Riot Club a un pitch initial vraiment plein de promesses. Le huis clos de la deuxième partie du film est une excellente idée et fait bien monter la tension, aussi bien sur l’écran que dans la salle. Mais pour y arriver le chemin est un peu laborieux et prévisible. On attend beaucoup trop pour assister au final, à une apothéose somme toute en dessous de ce que cette introduction sans fin pouvait nous laisser espérer.. Faire de Miles, une personne sympathique et « bonne » pour lui opposer un Alistair cruel et pourri gâche l’histoire. Les personnages secondaires sont, à ce titre, bien plus intéressants. S’ils sont tous d’une arrogance et d’une lâcheté révoltante, ils sont également tous montrés comme des êtres humains.

© Nicolas Dove

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Le problème majeur de The Riot Club vient de son manque d’impertinence et d’acidité. Il manque des aspérités au film, un message un peu moins direct et cliché et surtout un ton plus acide.

Être trop lisse, c’est également ce que l’on pourrait reprocher par moment au casting. Mais globalement, je l’ai trouvée bonne (et bien sur, très mignonne) cette jeune garde du cinéma anglais. Sam Claflin est particulièrement bon dans son rôle de détestable nobliau à l’envie de reconnaissance plus forte que tout. J’ai également été ravie de retrouver Ben Schnetzer, vu dans le so-British Pride.

Alors bien sur Lone Scherfig nous offre de jolis moments de cinéma et une deuxième partie tendue qui fait la part belle à un casting unanimement beau. Mais The Riot Club souffre trop de son manque de rugosités et de piquants pour rester dans les mémoires.

Capture

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