The Smell Of Us – Génération désenchantée

© Jour2fête

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Larry Clark n’avait pas sorti de films au cinéma depuis 2004 et Wassup Rockers. Pour son dernier film, The Smell of Us, le réalisateur américain auréolé de scandale, s’installe à Paris.

Un groupe de jeunes skateurs se réunit régulièrement aux alentours du Palais de Tokyo, pour fumer des joints et trainer dans un environnement de sexe et d’inconscience. Deux d’entre eux, Matt et JP, se prostituent régulièrement auprès d’hommes âgés. L’argent facile les attire mais derrière leur apparente désinvolture, la vérité est loin d’être aussi simple.

Le développement du récit est plus que bancal, même pour Larry Clark. On ressent bien ici les difficultés rencontrées par le réalisateur lors du tournage : les personnages se croisent mais beaucoup d’histoires semblent déconnectées du récit principal, rajoutées ici plus pour créer une atmosphère globale à The Smell of Us.

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Ce coté hyper-minimal est assez fascinant car il permet de mettre en valeur la réalisation de Larry Clark. The Smell of Us compte des scènes sublimes, au dépouillement cru et brut, qui font tout le charme du réalisateur. De nombreuses scènes sont entièrement musicales : certaines fortes et violentes comme celle de la boite de nuit et d’autres pleines de tendresse et de beauté comme celle de ces adolescents jouant de la guitare sur les toits du Palais de Tokyo. Larry Clark n’hésite également pas à utiliser l’image dans l’image: mini-caméra basse définition ou téléphone portable trimballés partout par l’un des jeunes qui joue ici le rôle du réalisateur lui-même.

Mais cela n’empêche que certaines scènes sont véritablement répugnantes et marquantes. Cette séquence, interminable où Larry Clark, dans le rôle d’un client fétichiste, lèche les pieds de son jeune héros en murmurant « Mon petit garçon » à tout bout de champ, est dérangeante mais n’est jamais aussi impactant que cette scène incestueuse qui arrive au moins dans le top 3 des scènes les plus malsaines de la filmographie de Larry Clark.

Cet aspect de The Smell of Us, associé à sa présentation anxiogène d’un sexe dénué de tout sentiment et à des personnages à l’intérêt plus que douteux, est véritablement son point faible.

Même si je ne pourrais pas dire que j’ai passé un excellent moment devant The Smell of Us comme ce fut le cas pour les autres films de Larry Clark, particulièrement Bully, j’ai été ravie de voir un petit caméo de Michael Pitt et de voir que Larry à toujours une vision et une caméra en or.

Capture

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