Olive Kitteridge – 25 ans dans la vie d’une femme

© Home Box Office, Inc

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Adaptée d’un roman d’Elisabeth Strout, Olive Kitteridge est la mini-série produite par HBO dont tout le monde louait les qualités lors du dernier festival Series Mania. Diffusée en intégralité lors du festival, elle a remporté sans aucune surprise le Prix du Public.

Olive Kitteridge, c’est l’héroïne, une femme d’apparence froide, sarcastique et acariâtre. C’est sa vie et celle de sa petite ville de Nouvelle-Angleterre qui nous sont contées ici, à travers 25 ans de joie, de drames et de banalités quotidiennes.

Rien de spectaculaire dans ce drame intimiste. Mais le résultat est reversant et s’accrochera à vous bien plus longtemps que n’importe quel épisode de Game of Thrones.

Olive Kitteridge parle de la vie de couple, de la vieillesse et de cette forme d’amour ni passionnel ni mielleux, un amour cabossé par la vie et les évènements dont les films ne parlent jamais. La série alterne une profonde mélancolie, une tristesse sourde et un humour aigre-doux piquant. Nous sommes les témoins privilégiés de ces détails insignifiants qui gâchent une vie, de ces non-dits qui hantent, de ces regrets qui restent enfouis sous la surface. Le tout se déroule avec une tendre douceur.

© Home Box Office, Inc

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Le temps passe entre chaque épisode, nous montrant aussi bien les choses qui changent que celles qui demeurent inexorablement les mêmes. Les ellipses sont simples et pourtant elles sont indéniablement réussies et bouleversantes.

Les personnages sont simplement d’une finesse et d’une beauté à couper le souffle. Ni noir, ni blanc, aucun n’est détestable, aucun n’est complètement risible, aucun n’est entièrement aimable. Même les personnages les plus secondaires ont le droit à un traitement soigné et profond. Chacun des êtres humains dépeints dans les épisodes nous touche en plein cœur. C’est le cas d’Henry Kitteridge, cet homme profondément bon, de Denise Thibodeau, cette jeune « souris » loufoque mais totalement perdue, ou même d’Olive elle-même qui derrière cette façade dure et cynique cache un cœur immense. Outre la qualité de l’écriture, nous avons les acteurs à remercier pour ça : Frances McDormand, Richard Jenkins, Zoe Kazan ou encore Bill Murray, sont unanimement parfaits.

Quand la série se termine, on sort de la salle un peu égaré, à mi-chemin entre l’optimisme et la tristesse, profondément ému et indéniablement marqué par Olive Kitteridge.

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