Malevil, de Robert Merle – La France, le jour d’après

IMG_2572Si je te dis fiction post-apocalyptique, il y a de grande chance que le premier roman qui te vienne à l’esprit soit anglo-saxon. Et pourtant, la littérature française compte également des pépites du genre, dont le roman de Robert Merle publié en 1972, Malevil.

Le monde est détruit par une guerre nucléaire. Mais dans le Sud-ouest de la France, dans le village de Malevil, quelques habitants survivent. Mais ce petit groupe va-t-il réussir à survivre ? A se nourrir une fois les réserves épuisées ? A faire face aux menaces extérieures ? A mener une existence en accord avec leurs valeurs pré-apocalyptiques ?

Malevil se déroule dans la France rurale des années 70. Un concept de départ qui joue beaucoup en faveur du roman. La ruralité est ici au centre, et est un plaisant changement vis-à-vis des cadres urbains privilégiés par ce genre de roman d’ordinaire.

Malevil est narré par Emmanuel Comte, le héros. C’est donc sa vision des faits que nous avons. Et comme toute vision personnelle, elle n’est pas objective : ainsi il est très appréciable que parfois, Thomas, un autre des personnages, vienne ponctuer le récit de petites notes rectifiant la réalité des faits, altérée par la mémoire ou la conscience d’Emmanuel.

Hyper réaliste, tant sur les difficultés rencontrées par le groupe pour sa survie, que sur les menaces externes ou le déroulé des évènements, le roman n’est jamais simpliste. Robert Merle s’acharne à présenter toute la complexité de chaque situation, de chaque personnage et de chacune des actions de ces derniers.

Ainsi le roman, se posant près des personnages qu’il met en scène et les dépeignant avec sincérité, a une dimension touchante et intimiste.

Cela n’empêche pas Malevil d’avoir un rythme endiablé, qui sait captiver le lecteur, même le plus distrait. Les évènements perturbateurs s’enchainent sans jamais se ressembler, et arrivent toujours au moment opportun.

C’est simple : lisez-le.

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