Les Apparences, de Gilian Flynn – Derrière les rideaux fermés

20150627_124751L’année dernière beaucoup de gens parlaient de Gone Girl comme étant le film de l’année. Je ne l’ai pas vu, pour la bonne raison que je voulais avant, découvrir le livre de Gillian Flynn dont le long métrage de David Fincher était adapté : Les apparences.

Nick Dunn et sa femme Amy sont un couple a priori idéal. Mais quand Amy disparait le jour de leur anniversaire de mariage, de lourds soupçons commencent à peser sur Nick. Ajoutez à cela, des petits secrets, des mensonges par omission et des apparences trompeuses, et voilà Nick désigné comme suspect idéal par la police. Alors que celui-ci se débat pour prouver son innocence, il réalise peu à peu que son couple est loin d’être ce qu’il le croyait.

Le livre commence comme un thriller classique. Une femme disparait. Son mari cherche à comprendre. La police cherche un coupable. Bref, des ingrédients simplissimes et ordinaires. Mais très vite, on sent qu’il y a quelque chose de plus dans Les Apparences.

Déjà, nous oscillons entre le récit intérieur de Nick qui nous conte les évènements autour de la disparition de sa femme et les pages d’un vieux journal intime d’Amy, qui nous retrace l’historique de cette histoire d’amour. Nous avons sous nos yeux à la fois l’intrigue policière mais également une magnifique description d’une histoire d’amour qui se dissout peu à peu dans la routine.

Les deux voix sont différentes, mais pourtant dialoguent avec une étrange harmonie, qui emporte le lecteur et le rend avide d’en connaître toujours plus et de découvrir peu à peu le portrait tout en faille de ce couple brisé. Aucun des deux personnages centraux ne devrait être foncièrement aimable et encore moins touchant mais pourtant, je me suis sincèrement attachée à eux – et bizarrement beaucoup plus à Amy qu’à Nick – en dépit de leurs nombreux défauts.

Mais ce n’est pas tout : Les Apparences est également millimétré à la perfection et l’intrigue avance d’un bon pas, distillant les révélations avec un timing toujours surprenant. On ne s’ennuie jamais, et pire, on ne peut simplement plus lâcher le livre une fois qu’on l’a commencé.

Je ne peux pas vous en dire trop : ce serait vous punir que de vous empêcher de découvrir par vous-même les manipulations et autres rebondissement que Gillian Flynn met en place.

Publicités

3 réponses à “Les Apparences, de Gilian Flynn – Derrière les rideaux fermés

  1. Pingback: Tchao 2015, bienvenue 2016 ! | Boires et Déboires d'un Zéro Masqué·

  2. Pingback: La fille du train de Paula Hawkins – Les apparences mentent | Boires et Déboires d'un Zéro Masqué·

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s