Docteur Frankenstein – Docteur Holmes et Sherlock Frankenstein

© 2015 Twentieth Century Fox

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Frankenstein, le célèbre personnage de Mary Shelley, a déjà connu au cinéma le meilleur mais surtout le pire – souvenez-vous de I, Frankenstein sorti il y a presque 2 ans. En voici une nouvelle adaptation par Paul McGuigan avec Daniel Radcliffe et James McAvoy, Docteur Frankenstein !

Le docteur Victor Frankenstein est un savant un peu fou au rêve de grandeur. Son but : trouver un moyen de tromper la mort. Quand dans un cirque, il tombe sur un jeune homme bossu à l’intelligence indéniable, il décide d’en faire son assistant. Mais Igor réalise que les obsessions de son ami vont trop loin et il essaye alors de le faire revenir à la raison.

Ce Docteur Frankenstein reprend presque totalement la formule qu’avait appliquée Guy Richie à Sherlock Holmes il y a quelques années : un univers victorien très steam-punk rempli de CGI, des scènes d’action avec ralentis, explosions et superpositions anatomiques et un duo de personnages dont l’un est exubérant et perturbé et l’autre calme, réfléchi et amoureux. La copie esthétique est flagrante et ne vaut malheureusement pas l’original.

© 2015 Twentieth Century Fox

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Au niveau du scénario, je n’ai pas franchement été emballée non-plus. Tous les thèmes sont là, mais bien souvent ils sont mentionnés et aussitôt oubliés. Les motivations du mécène de Frankenstein ? Le dilemme moral d’Igor après le fiasco de l’école de médecine ? L’intrigue policière ? Souvent les sujets les plus intéressants sont évoqués puis balayés et parfois ressortis plus tard, quand cela semble le plus pratique. A l’inverse, les clichés un peu lourds sont au centre du scénario – c’est connu, tout le monde à un traumatisme d’enfance qui justifie tout.

Heureusement à mes yeux Docteur Frankenstein se rachète grâce à ses acteurs – ou plutôt à celui qui joue le personnage titre, James McAvoy. Le comédien arrive parfaitement à montrer les errances de son personnage entre génie et folie. Les yeux sont brillants de fièvre, le discours exalté est sublimement déclamé de manière à convaincre tout en créant le doute. Bref, James est chouette, tout comme Andrew Scott qui retranscrit génialement l’obsession de ce policier intensément religieux. A côté Daniel Radcliffe fait pâle figure, engoncé dans le corset d’un personnage au final assez peu intéressant.

Alors je ne vous dis pas que Docteur Frankenstein est une torture à regarder. Juste qu’il est bof.

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