The Big Short : Le Casse du siècle – Les vrais loups de Wall Street

© Paramount Pictures

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Les films traitant du milieu de la finance me font généralement peur. S’il en existe de très bons – comme Margin Call dont je vous parlais ici -, je trouve la plupart ou très ennuyants, comme le Capital de Costa-Gavras, ou très caricaturaux et peu portés sur la réalité de la finance, comme Le Loup de Wall Street de Martin Scorsese. Ainsi donc si je suis allée voir finalement The Big Short, c’est plus grâce à son casting qu’à son sujet.

Wall Street, 2005, soit 3 ans avant la crise des subprimes qui mina l’économie mondiale et surtout américaine. Michael Burry, génie de la finance et excentrique outsider, découvre une faille immense dans le système des prêts immobiliers américains. Il décide alors de parier contre les banques, un pari qui attire l’attention de Jared Vennett, Mark Baum et Ben Rickert qui font alors le même investissement fou.

Le vrai plus de The Big Short est son scénario extrêmement bien construit.

© Paramount Pictures

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Déjà il y a ces géniales interruptions du scénario par des petites pastilles dans lesquelles des stars nous expliquent de manière drôle et simple les principes financiers évoqués par l’histoire.

The Big Short est également un film profondément cynique et drôle. Une histoire bien écrite qui nous fait nous passionner pour des tractations financières, des personnages hauts en couleurs – mention spéciale à Christian Bale et Steve Carrell – et amoraux mais jamais noirs ou blancs, et des dialogues naturels et piquants et surtout des monologues face-caméra délicieusement écrits.

Puis il y a la complexité de l’histoire et son ton décomplexée : Adam McKay réussit parfaitement à construire un scénario drôle et passionnant, tout en restant économiquement pertinent et parfois même pointu. Ce n’est peut-être qu’un détail mais pour moi, c’est justement ce détail donne au film toute son envergure.

Si je suis très enthousiaste face au scénario, je le suis beaucoup moins face à la réalisation. Adam McKay n’a pas à rougir de sa mise en scène. Le tout est rythmé, aguichant mais manque d’originalité – on note une ressemblance importante à la réalisation mise en place par Martin Scorsese pour son Loup de Wall Street. Et un peu trop souvent à mon gout la caméra bouge et tremble sans raison apparente.

Mais cela n’est qu’un détail mineur. The Big Short mérite d’être vu, que vous y alliez pour Christian Bale et Ryan Gosling, pour l’humour abrasif et cynique ou pour la leçon d’économie de Margot Robbie et Selena Gomez.

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