Le Lac des Cygnes à l’Opéra Bastille – Un couple Rothbart et Siegfried à tomber

© Svetlana Loboff

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Cette année, le mythique ballet de Noël proposé par l’Opéra de Paris n’était autre que l’impondérable classique de Tchaïkovski, Le Lac des Cygnes, dans la version chorégraphiée par Noureev. Dans cette belle histoire connue de tous, le Prince Siegfried rencontre lors d’une chasse une sublime jeune femme vêtue de plumes de cygne blanches, Odette. Cette dernière est sous le coup d’un sortilège du terrible sorcier Rothbart et est condamnée à vivre comme un cygne durant la journée.

Beauté, grâce, puissance : voici les trois mots qui décrivent le mieux ce majestueux ballet dont le trio principal Odette-Siegfried-Rothbart, était joué le soir de ma représentation par Amandine Albisson, Mathieu Ganio et François Alu.

Puissance, pour le Rothbart de François Alu, qui fascine et explose lors de toutes ces apparitions et surtout lors de son passage solo. Affirmé, bondissant, aussi léger que puissant, il virevolte au travers de la scène et vole le cœur de tous les spectateurs.

Grâce pour le beau Mathieu Ganio, prince charmant élégant auquel il semble dur de pouvoir résister. A la fois fort et sensible, il impressionne particulièrement lors de ses duos avec le terrible Rothbart, où il arrive parfaitement à exprimer la fascination ambigüe de l’un sur l’autre. Par moment, on se demande d’ailleurs pourquoi ce duo n’est pas le véritable centre de l’histoire.

© Svetlana Loboff

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Beauté enfin pour les cygnes d’Amandine Albisson. L’un blanc, pure et tout en finesse, l’autre noir, agressif et séduisant. Si le premier parait un peu fade derrière la noblesse et la magie dégagés par le duo de danseur, le second sait attirer les regards à lui et reprendre le contrôle de la scène durant un moment.

Un trio de choc magnifiquement entouré par le toujours impeccable orchestre de l’Opéra, un décor froid et simple et par un corps de ballet époustouflant – dont le moment le plus majestueux, reste sans doute le pas de quatre des cygnes, qui sont alors en parfaite symbiose.

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