Concert de Pete Doherty au Bataclan – Un 16 novembre rock’n’roll

aff_visupeterdoherty17bataclan_640C’était un concert un peu particulier : la presque réouverture du Bataclan après les terribles évènements de 2015. Ma place réservée depuis l’ouverture des ventes, j’étais néanmoins plus qu’extatique à l’idée d’aller assister au concert de Pete Doherty tant pour le symbole que pour la musique.

Et je ne fus pas déçue : nous avons eu une véritable ode au rock’n’roll et un show à la Doherty aussi punk qu’irrévérencieux.

Après une très courte minute de silence, une sublime Marseillaise jouée au violon et chantée en français par Doherty vient rompre le recueillement. Reprise en chœur par la salle, le tout était chaotique mais plus que sincère.

© AFP/Bertrand Guay

© AFP/Bertrand Guay

Une belle entrée en matière qui laisse ensuite place au rock de I Don’t Love Anyone, chanson sur laquelle  accompagné de deux danseuses de cabaret, le rockeur fait honneur à sa réputation ! ça suinte le rock, c’est sans cadre, libre, violent mais beau, de cette fureur qui fait que l’on aime ou déteste le rockeur anglais.

Parfois titubant, Pete Doherty s’égare parfois et semble volontairement ou non se détourner de sa set-list, et laisser libre court à son énergie du moment. Parfois, il semble que ses chansons lui échappent, mais toujours il rebondit que ce soit en jetant chapeau, micro, guitare et harmonica dans le public au plus grand désespoir de son roadie, ou en laissant le public chanter à tue-tête ses plus célèbres refrains.

Une belle surprise de la soirée fut également l’apparition par deux fois sur scène de Carl Barat, avec lequel Doherty recréé le temps d’un instant le cœur et l’âme des Libertines.

© AFP/Bertrand Guay

© AFP/Bertrand Guay

Nous n’avons peut être pas eu un grand moment de musique, mais entre les intenses pogos sur Up the Bracket, et l’explosion jubilatoire du Fuck Forever final, il est indéniable que ce concert fut un immense moment de rock.

Éreinté, il aura eu le grand mérite de restituer l’âme originelle du Bataclan, dont le nom évoque l’idée d’un joyeux vacarme. Un joyeux barnum à la fois doux et violent, mais d’une intensité rare et parfaite.

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