Penny Dreadful, saison 1 – Atmosphère gothique et fantastique

© Showtime Networks Inc.

Lancée en 2014 par la chaine ShowTime, Penny Dreadful, comme son nom l’indique, se nourrit des histoires horrifiques de l’époque victorienne, dont les plus connues comme le Frankenstein de Mary Shelley et le Dracula de Bram Stoker sont désormais passées à la postérité. Une série qui baigne donc dans une ambiance fantastique et surnaturelle comme le montre son synopsis.

Dans le Londres des années 1890, Sir Malcom, aventurier richissime, son majordome Sambéné, et Vanessa Ives, jeune femme mystérieuse,  embauchent Ethan Chandler, un as de la gâchette, pour les aider à traquer la menace surnaturelle qui sévit dans la capitale.

Quelle atmosphère mes amis ! La reconstitution de Londres, les décors sombres et réalistes, la musique discrète mais inquiétante, la photographie virtuose et les costumes des personnages sont extrêmement soignés et permettent à Penny Dreadful d’immerger totalement le spectateur dans son univers victorien. La série n’hésite pas non plus à flirter souvent avec le gore, ce qui ajoute à une note sublimement macabre à ce climat déjà excellent !

© Showtime Networks Inc.

Tout au long des 8 épisodes de cette première saison, on s’amuse de découvrir au fil du récit des noms connus – Frankenstein, Dorian Gray ou encore Van Helsing. Mais là où des films comme La Ligue des Gentlemen Extraordinaires utilisaient ce processus pour ne pas avoir à développer des personnages profonds, Penny Dreadful préfère s’en servir pour les développer dans toute leur splendeur. Le casting aide aussi beaucoup : Eva Green est captivante, Josh Harnett étonnant, Timothy Dalton imposant et Reeve Carney, beau et sombre, idéalement taillé pour son rôle de dandy.

Mais Penny Dreadful reste une série étrange qui surprend parfois, pas forcément dans le bon sens. Ainsi certains raccourcis sont utilisés, apparaissant de nulle-part et disparaissant sans jamais être expliqués, tandis que l’arc narratif principal est expédié un peu comme une excuse rapide en fin de saison. Et cette obsession de glisser de manière parfois peu délicate, des scènes de sexe, qui semblent être là plus pour séduire les fans de Game Of Thrones que pour leur intérêt intrinsèque ne me parait également pas être forcément du plus bel effet.

Espérons que ces légers défauts seront corrigés dans la saison 2 !

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2 réponses à “Penny Dreadful, saison 1 – Atmosphère gothique et fantastique

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