Instinct de survie de Jaume Collet-Serra – Qui a peur du grand méchant requin ?

© Sony Pictures Releasing GmbH

Soyons sérieux quelques instants : il n’y a pas eu de grands ou même de bons films centrés sur les requins depuis les Dents de la Mer. Mais il serait triste de ne pas laisser sa chance à un film, dans notre cas, celui de Jaume Collet-Serra, Instinct de survie, juste sur ce détail.

Nancy en vacances au Mexique se rend sur une plage secrète réputée comme étant un excellent spot de surf. Alors que sa session de glisse se termine, elle se fait attaquer par un grand requin blanc…

The Shallows (c’est le titre en VO) commence comme un très beau film promotionnel sur le Mexique avec les réglementaires plages paradisiaques, soleil enchanteur et eau turquoise. Ce n’est pas un mal en soit, c’est vrai – enfin sauf quand vous êtes à Paris et qu’il fait un temps pourri. Mais si l’on y ajoute une jolie fille sexy en bikini, forcément marquée par un évènement traumatisant, et des ralentis à gogo sur le physique parfait de la susmentionnée jeune femme en train de surfer, on commence à sentir le truc un peu miteux venir.

© Sony Pictures Releasing GmbH

Heureusement après cette demi-heure promotionnelle, le film proprement dit commence. La tension monte. Surtout que toi spectateur, si tu as vu l’affiche, tu sais que la belle va se faire attaquer par un grand méchant requin. Alors à chaque fois, qu’elle met une gambette dans l’eau, tu te crispes sur ton fauteuil et tu te dis « ça y est, c’est maintenant ». The Shallows n’est alors réellement pas mauvais. Les premières attaques du requin, tout en jeux d’ombre, sont de jolies réussites, accentuées par le montage qui alterne musique et moments de silence oppressants. Entre le requin et la jeune surfeuse, se met en place un délicieux jeu du chat et de la souris. Et le spectateur stresse un max.

Et puis, The Shallows se remet à dérailler, et finit par partir en vrille. Le film devient hors de contrôle, l’héroïne se met à murmurer à l’oreille des créatures maritimes, le requin se transforme en gros monstre surnaturel qui sait soudain tout faire ! Tout juste si le squale ne se met pas à brandir une tronçonneuse pour occire la jolie blonde. Et si le ridicule n’avait déjà pas tué cette pauvre bête, l’une de ses dernières apparitions vous fera à coup sur mourir de rire. Rien que d’y repenser, j’en pouffe comme une gamine.

Bilan : 30 minutes réellement agréables sur un film d’1h30. A vous de voir si le jeu en vaut la chandelle.

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