The Last Girl, celle qui a tous les dons – Le retour des zombies anglais

Depuis que mon chemin a croisé celle de la bande-annonce de The Last Girl, celle qui a tous les dons (plus simplement The Girl With All the Gifts en VO), je suis sous le charme et j’attends la sortie de ce film de Colm McCarthy comme le Messie.

Dans une base militaire, médecins et soldats étudient un groupe d’enfants mi-affamés, mi-humains, qu’ils considèrent comme la solution au champignon qui a transformé la majorité des hommes en zombies. Parmi ces cobayes, Mélanie, une petite fille de 10 ans, intelligente et polie dont les capacités sont remarquées par Mademoiselle Justineau, son institutrice, et le Docteur Caldwell, responsable du programme.

Ici, comme dans 28 jours plus tard, les zombies sont rapides. Ici comme dans L’Armée des Morts, les scènes d’action sont prenantes. Ici comme dans The Walking Dead, le gore n’est jamais très loin. Et pourtant The Last Girl n’est pas qu’un énième film de zombies. Le scénario est solide, très bien écrit, mais si il est respectueux des « codes » du genre, il sait aussi s’en détacher et se donner différents degrés de lecture. Il nous interroge : comment décidons-nous de ceux qui possèdent une conscience preuve d’humanité ? Faut-il s’accrocher au passé ou accepter le futur ? Tous ces sujets sont aussi centraux au film que le road trip survivaliste des héros.

Les héros par ailleurs sont l’un des autres atouts du film. La jeune Sennia Nanua est bluffante dans le rôle de Mélanie, à la fois émouvante enfant et terrifiante prédatrice. A ses côtés, Glenn Close est magistrale, tout comme Paddy Considine : les deux acteurs réussissent à accentuer grâce à leur jeu tout en finesse, les nuances de gris de leurs personnages.

En terme de réalisation, The Last Girl est une réussite. La première partie, claustrophobe, angoissante et mystérieuse, développe une esthétique minimaliste soignée qui, aidée de la bande-originale, captive immédiatement. Puis, une fois l’histoire réellement enclenchée, Colm McCarthy propose avec parcimonie des moments de tension, certes assez rares mais tous très bien trouvés, et des moments visuellement sublimes qui restent dans la tête une fois la lumière rallumée. Une maitrise technique réellement immersive qui sert le film et qui nous donne envie d’en voir plus !

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