Scream Queens, saison 1 – Dans la sororité, personne ne vous entendra crier

© Fox

Étrangement, bien que son scénariste Ryan Murphy soit derrière les séries phénomènes Glee et American Horror Story, Scream Queens, qui s’annonce pourtant comme une sorte de mélange hybride entre la comédie légère de l’une et l’horreur brut de l’autre, n’a pas beaucoup fait parler d’elle en France. Mais elle est arrivée sur Netflix, et il ne m’en fallait pas plus pour m’attaquer à sa première saison.

Sur le campus de Wallace, la sororité Kappa Kappa Tau est dirigée d’une main de fer par Chanel Oberlin, dictatrice pourrie gâtée aussi méchante qu’égoïste, et ses sbires. Un règne de terreur que la doyenne de l’université, Cathy Munsch, tient à abolir. Un projet qui se complique lorsqu’un tueur en série déguisé en diable rouge commence à massacrer les filles de la sororité.

Véritable parodie du genre du slasher, Scream Queens exagère à l’excès dans tous les domaines possibles et imaginables. Et extraordinairement, ça fonctionne exceptionnellement bien. Au cours de la première saison, les occasions de rire sont incalculables.

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Déjà, prenons les personnages. Celui de Chanel et ses caprices, tous plus ridicules et insupportables les uns que les autres, sont tellement exagérés qu’ils prennent un aspect burlesque irrésistible. Emma Roberts donne au personnage ce côté si risible parfait grâce à un surjeu totalement en phase avec la personnalité de ce tyran rose bonbon. Niveau personnage gratiné, impossible de ne pas mentionner l’excellente Jamie Lee Curtis qui dans le rôle de l’extravagante et inquiétante Cathy Munsch est simplement géniale.

Au niveau de l’histoire, Scream Queens reste simple. Simple mais très efficace grâce à un rythme pop et dynamique. Les clichés du genre sont omniprésents, mais toujours avec un twist qui sait leur donner une charmante touche désopilante. Futures scènes cultes  – dont une dès le premier épisode avec le personnage joué par Ariana Grande -, répliques aussi piquantes que diaboliquement méchantes, et meurtres aussi risibles qu’imaginatifs, sont légion tout au cours de cette première saison. Et que dire de ces délicieux clins d’œil à Psychose – dans lequel jouait la mère de Jamie Lee Curtis – ou à Star Wars – dans lequel jouait Carrie Fisher, mère de Billie Lourd, alias Chanel n°3.

Alors oui, c’est totalement outrancier, quasi hystérique. Certes, c’est clinquant dans la mise en scène et totalement déjanté. Mais c’est ça qui fait le charme et l’énergie de Scream Queens et qui fait qu’on y revient toujours avec plaisir.

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2 réponses à “Scream Queens, saison 1 – Dans la sororité, personne ne vous entendra crier

  1. Un petit bonbon acidulé, cette série. Effectivement, je compte plus le nombre de fous rires que j’ai eu durant la saison 1… Principalement grâce à la doyenne Munsch, Chanel Oberlin et Chad 😀 Ca joue avec les clichés dans tous les sens et c’est vraiment drôle !
    J’ai du mal à comprendre son manque de succès et d’engouement, avec le recul (je l’ai vu dès sa sortie). La saison 2 est clairement en-dessous, même si je continue de rire comme une belette devant (mon côté bon public)…

    • Je comprends pas trop non plus le manque d’engouement. Peut être du au fait qu’elle est déjà annulée après deux saisons ?
      En tout cas j’ai déjà commencé la saison 2 🙂

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