Baby Driver d’Edgar Wright – Fast and Furious

© Sony Pictures Releasing GmbH

En amoureuse quasi inconditionnelle de la délicieuse trilogie Cornetto, je dois avouer qu’Edgar Wright est l’un de mes réalisateurs fétiches. Alors depuis que j’ai vu la bande annonce de son nouveau film Baby Driver, je n’avais qu’une hâte, confirmée par les avis dithyrambiques des critiques : le découvrir sur grand écran.

Accro à la musique, Baby est un chauffeur archi doué qui n’a pas son pareil pour semer la police et extirper les braqueurs de banque avec lesquels il travaille des situations les plus complexes. Sur le point de rembourser l’importante dette qui l’obligeait à conduire ces dangereux criminels, il se voit contraint par son patron, Doc, de rempiler pour une dernière mission.

Dès ses deux premières scènes, Baby Driver te démontre tout le génie d’Edgar Wright. La première, séquence de course-poursuite chorégraphiée à la perfection, émerveille. Celle qui la suit, a priori scène insignifiante où Baby va acheter des cafés, se déroule comme un sublime plan séquence où chaque point d’appui de la musique écoutée par le héros, s’illustre visuellement. C’est non seulement sublime mais également époustouflant d’un point de vue technique !

© Sony Pictures Releasing GmbH

Le reste du long-métrage reste à ce même niveau de maîtrise exceptionnel de la mise en scène. La musique est quasi-exclusivement intra-diégétique : non seulement nous suivons le parcours de Baby, mais nous sommes également un peu à sa place puisque nous sommes totalement dans ses oreilles. Edgar Wright joue également beaucoup avec les couleurs, et parvient par leur intermédiaire à accentuer encore plus l’aura pop et pétillante que la musique, les chorégraphies et le montage apportaient déjà à Baby Driver.

C’est bien joli tout ça mais : Et l’histoire? Et les acteurs ? Je ne vous mentirais pas, l’histoire est solide mais elle n’est pas d’une originalité dingue. A retenir néanmoins de très bonnes idées comme celle de la surdité du père adoptif de Baby qui permet encore une fois de jouer avec le son. Les dialogues sont rares mais sont assez bien fichus et recèlent quelques bonnes répliques, bien qu’ils ne soient clairement pas aussi explosifs que ceux des précédents films de Wright. Côté acteur, impossible de ne pas être bluffé par Jon Hamm qui étonne dans ce très beau personnage de Buddy. Ansel Elgort s’en sort également très bien, et arrive ici à montrer qu’avec un personnage intéressant, il peut être (au moins un peu) charismatique. Et son alchimie avec la sublime Lily James est ici indéniable.

Tu es encore en train de lire cet article ? Diantre mais que te faut-il de plus pour aller voir l’excellent et pétillant Baby Driver ?

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Une réponse à “Baby Driver d’Edgar Wright – Fast and Furious

  1. Merci pour ce commentaire qui relative le visionnage du film que j’ai vu semaine dernière.
    Et puis tu m’as appris 2 nouveaux mots, ce qui ne m’arrive plus si souvent. Je t’en remercie.

    Cependant, pour une fois, je ne partage pas ton enthousiasme sur le film qui, effectivement, avait plusieurs pistes à exploiter mais qui tombaient en plan quasi-systématiquement.

    Je trouvais le personnage principal assez incohérent avec son histoire de petit voleur de voiture (dès l’âge de 10 ans, alors qu’il ressemble plutôt à un enfant des quartiers huppés.)
    J’ai mieux apprécié les débuts de son amoureuse, qui sans éclat fulgurant, montre qu’elle a un potentiel dans le futur (car elle reprend le style du début/milieu du siècle des actrices comme Grace Kella ou Greta).

    Kevin Spacey, que j’aime beaucoup, donc je manque d’objectivité (surtout que j’ai revu la rediffusion d’Usual Suspect dernièrement au cinema) avait un rôle qui manquait son envergure habituelle.

    Aussi je trouvais que la violence manquaient de réalisme et l’humour était trop brusque pour être agréable.
    J’ai adoré la prestation de John Hamm dans ce rôle secondaire mais qu’il a rendu un peu moins ridicule.
    J’en suis sorti avec une frustration quand à la qualité. C’était plutôt un film sympa des années 90.
    Je pensais qu’il manquait le style du début à savoir des lipsongs où l’acteur dans ses actions et sur ses lèvres suit la musique. J’aurais aimé voir cela dans les différents braquages.
    Je me suis, peut-être, un peu emballé dans mes commentaires…
    Habib

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