Wonder Woman de Patty Jenkins – Une héroïne splendide et positive

© Warner Bros. France

Au cours de ces dernières années, les films de super-héros se sont reproduits comme des lapins et finissent par un peu tous se ressembler : homme doté de pouvoirs divers et variés, souvent acquis par accident ou de manière artificielle, met ses collants et sauve le monde, avec comme motivation primaire de se venger de la mort de son chat/père/poisson rouge, en faisant des blagues un peu lourdingues. Wonder Woman et sa bande-annonce semblaient différents. Alors j’ai tenté l’expérience.

Entrainée par les meilleures combattantes de son royaume, Diana, princesse des Amazones, est une guerrière aguerrie quasi invincible. Lorsqu’un pilote américain, Steve Trevor, s’écrase sur le rivage du royaume de Themyscira, Diana découvre qu’une terrible guerre fait rage. Convaincue qu’il est de son devoir de mettre fin à cette menace et à tous les conflits, elle quitte son foyer et découvre le monde des hommes ainsi que ses véritables pouvoirs.

Diantre que ce film est rafraichissant.

Wonder Woman, c’est avant tout une héroïne de laquelle il est impossible de ne pas tomber amoureux. Interprétée brillamment par une lumineuse Gal Gadot, l’Amazone est une femme inspirante, à la soif de justice intarissable, et défenseure de valeurs positives. Et quand on la trouverait énervante car trop parfaite, on découvre son côté naïf et candide et on tombe définitivement sous son charme. Femme forte, elle est séduisante mais jamais présentée ou traitée comme un objet sexuel.

Wonder Woman est également un film bien équilibré. L’humour est présent mais contrairement à de nombreux films Marvel Iron Man 3 si tu m’entends – ici il sait rester secondaire et est distillé avec une certaine subtilité. Les répliques comiques s’intègrent également la plupart du temps dans l’histoire – principalement dans la méconnaissance et l’incompréhension totale de Diana face au monde des hommes.

© Warner Bros. France

L’action est également bien présente et certains passages carrément spectaculaires. Le débarquement sur la plage ou le premier combat de Diana au front sont à ce titre de véritables morceaux de bravoure qui ont le mérite d’être tout à la fois dynamiques, gracieux, intenses et lisibles. La photographie et la colorimétrie sont également des réussites et jouent beaucoup du charme du long métrage en créant le décalage entre les couleurs chatoyantes de l’île des Amazones, la grisaille triste de Londres et des champs de bataille. Chapeau à Patty Jenkins !

Loin de moi de dire que Wonder Woman est un chef d’œuvre – il a ses (petits) défauts dont l’orgie d’effets spéciaux des 20 dernières minutes. Mais c’est un superbe film de super-héros, surement l’un des plus réussis et originaux de ces dernières années, et qui, en plus, a le mérite de tenir debout tout seul sans qu’on ait besoin de voir 25 autres long-métrages de 2h20 pour en saisir toute les subtilités – n’est-ce pas Marvel ?

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